Nomination d'une vérificatrice adjointe

L'ERD n'entend pas déposer de plainte

Plusieurs citoyens ont manifesté leur inquiétude concernant le... ((Photo Le Quotidien, Jeannot Lévesque))

Agrandir

Plusieurs citoyens ont manifesté leur inquiétude concernant le référendum de la rue de Vienne, car ils estiment que le périmètre de la consultation sera trop étendu.

(Photo Le Quotidien, Jeannot Lévesque)

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Denis Villeneuve
Le Quotidien

Même si elle interroge l'indépendance que pourra avoir Sylvie Jean, directrice de l'approvisionnement nommée hier au poste de nouvelle vérificatrice générale adjointe de Saguenay, l'Équipe du renouveau démocratique (ERD) ne déposera de plainte auprès du ministère des Affaires municipales sur la légalité de la décision du conseil prise hier.

C'est ce qu'a indiqué la conseillère désignée Josée Néron, à la suite du débat survenu autour de la table du conseil présidé par le maire suppléant Luc Blackburn. Soulignons que le conseil a été appelé à entériner une décision du comité exécutif qui a décidé de créer un poste de vérificatrice générale adjointe contractuel pour une période d'une année. En vertu de cette résolution, les conditions de travail de Mme Jean sont déterminées par la signature d'un contrat de travail avec la ville.

Le débat a débuté à la suite d'interrogations de Mme Néron visant à déterminer si la Loi des cités et villes était respectée en ce qui a trait à l'indépendance que doit avoir la vérificatrice générale, Rina Zampierie, au sujet de l'embauche de son personnel. «Je crois que la vérificatrice générale ne peut être en mesure d'accomplir son travail lorsque le choix du personnel de son bureau ne dépend pas de sa volonté. Si le conseil se donne le droit d'engager Mme Jean, il se donne également le droit de la mettre à pied», a-t-elle mentionné. Mme Néron a précisé qu'en aucun moment, elle ne met en doute les compétences de Mme Jean, sauf qu'elle a mentionné que jusqu'à hier, cette dernière était directrice du Service des approvisionnements et qu'elle ne peut être appelée à vérifier son propre travail. Les arguments de Mme Néron ont été appuyés par les conseillers François Tremblay, Julie Dufour, Christine Boivin. La contre-proposition déposée par Mme Néron stipulant qu'il ne revient pas au conseil d'embaucher Mme Jean a été rejetée.

Après que le conseiller Jean-Yves Provencher eut expliqué qu'un tel poste avait déjà existé et que le comité exécutif avait agi à la demande de Mme Zampieri, le conseiller Marc Pettersen a accusé Mme Néron de vouloir faire de la politique sur le dos de Mme Jean en se prêtant à une campagne de salissage.

Référendum

C'est le 22 novembre prochain que les citoyens du quartier de la Petite-France à Jonquière se prononceront pour ou contre l'ouverture de la rue de Vienne sur Saint-Hubert. La formulation de la question a laissé place à un autre débat après que la conseillère Josée Néron eut proposé de biffer une partie de la phrase qui faisant référence à «un nouvel accès au quartier», jugé moins neutre. La question posée sera «Approuvez-vous l'ouverture de la rue de Vienne sur la rue Saint-Hubert à toute circulation?»

Lors de la période de questions du public, des citoyens ont interrogé les élus sur l'étendue territoriale de la consultation.

Budget

Le conseil est sur le point de préparer le budget de l'exercice 2016. Au 31 août dernier, lors de la dernière reddition de comptes, un léger excédent de fonctionnement de 175 000$ était enregistré. Un excédent de revenus de 1 M$ provenant d'Hydro-Jonquière, combiné aux économies réalisées, explique cette performance. En prévision du prochain budget, Mme Néron a dit souhaiter que tous les conseillers réunis autour d'une même table puissent être invités à se prononcer.

Le maire Jean Tremblay a communiqué avec Le Quotidien pour inciter les élus et les citoyens à communiquer avec lui dans les prochains jours pour faire part de toutes suggestions qui permettraient de faire réaliser des économies à la ville. Le maire a mentionné qu'il ne peut tout savoir au sujet des activités de la ville et que bien des citoyens peuvent avoir des idées intéressantes. «Il faut que Mme Néron donne ses suggestions rapidement. Faut pas qu'elle pense que parce que ça vient d'elle, ce n'est pas bon. Elle n'est pas plus folle que les autres. Elle fréquente les citoyens. Si elle avertit deux jours avant le budget, ça va être trop tard».

M. Tremblay anticipe que le prochain budget sera presque une copie de celui de 2015, l'inflation s'ajoutant en plus.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer