Gestion de l'offre

Marché des produits laitiers: un mal nécessaire

Denis Lebel a rencontré les médias, hier à... ((Photo le Quotidien, Laura Lévesque))

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Denis Lebel a rencontré les médias, hier à Alma, quelques heures après l'annonce d'une entente de principe intervenue entre le Canada et les 11 pays signataires.

(Photo le Quotidien, Laura Lévesque)

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Laura Lévesque
Le Quotidien

Une ouverture de 3,25 % du marché des produits laitiers est un mal nécessaire pour permettre à plusieurs industries canadiennes d'exporter leurs produits sans barrière tarifaire et de croître. C'est ce qu'a répété le ministre Denis Lebel, hier, assurant du même coup que la région profitera de cet accord, même si le lait représente sa principale production agricole.

« Quand on est une région de 275 000 personnes, dans une province de 8 millions de personnes, dans un pays de 34 millions de personnes, si tu n'exportes pas tes produits, tu n'es pas capable de développer ton économie. On ne peut s'autosuffire à 34 millions de personnes. Raison pour laquelle on a l'obligation d'exporter », a insisté le député sortant dans Lac-Saint-Jean, estimant que l'accord sera bénéfique pour l'industrie du bois, de l'aluminium et des bleuets.

« Évidemment, tout le monde aurait souhaité que ça soit 0 %, comme nous, au gouvernement. Mais à 3,25 %, je pense que les gens comprennent qu'on a fait un excellent travail de négociation », a-t-il ajouté.

Et cette brèche dans le système de gestion de l'offre ne semble pas l'inquiéter pour son avenir politique. Car si cet accord ne fait pas l'affaire des producteurs laitiers, plusieurs autres industries se frottent les mains. En effet, plusieurs ont félicité publiquement le gouvernement conservateur, hier, dont le Conseil canadien du porc et les producteurs de bleuets.

« Si nous n'avions pas signé cet accord-là, on aurait eu de la difficulté à exporter nos produits vers ces pays. On ne pouvait pas rester en marge », mentionne-t-il, ajoutant qu'un emploi sur cinq au Canada est attaché à l'exportation.

« L'industrie de l'aluminium, de la forêt, les producteurs de porc, de boeuf, de bleuets, les associations minières, ils saluent tous cet accord-là. Mais pour en venir à cette entente, il a fallu concéder sur les produits sous la gestion de l'offre, le lait, les oeufs et la volaille. »

Malgré ces nouveaux accès pour les pays signataires, Denis Lebel estime que son gouvernement a su protéger et assurer la pérennité du système de gestion de l'offre.

« Comme on l'avait dit, on a protégé les trois piliers de la gestion de l'offre, soit le contrôle de la production, le prix et le contrôle des importations. C'est toujours en place. Et on vient assurer la protection du système pour les années à venir »

Le gouvernement réservera un peu plus de 4 milliards $ pour compenser les potentielles pertes chez les producteurs laitiers. Quant au lait importé au Canada, il devra répondre aux mêmes normes que celui produit au pays.

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