Salon du livre: le message a passé

La directrice générale du Salon du livre du... ((Photo Le Quotidien, Marianne L. St-Gelais))

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La directrice générale du Salon du livre du Saguenay-Lac-Saint-Jean, Sylvie Marcoux, est étonnée et très satisfaite du bilan de cette 51e édition.

(Photo Le Quotidien, Marianne L. St-Gelais)

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Très émue, la directrice générale du Salon du livre du Saguenay-Lac-Saint-Jean Sylvie Marcoux a clôturé la 51e édition, hier après-midi, parmi une foule qui a profité de l'évènement jusqu'à la dernière minute. Malgré l'absence des écoles publiques, presque autant de personnes que l'an dernier ont répondu à l'appel de l'organisation, qui a enregistré «son plus gros samedi depuis 10 ans».

6600 visiteurs ont foulé le Centre des Congrès du Delta Saguenay, à Jonquière, le samedi uniquement. «Pendant une semaine, j'ai demandé aux parents de prendre la relève des enseignants. Le message est passé», soutient la directrice générale. Jeudi soir, les éditeurs jeunesse étaient découragés, tellement qu'ils songeaient à ne pas revenir l'année prochaine. Au lieu d'accueillir 1200 jeunes en sortie scolaire, le Salon a en reçu seulement 200 issus d'établissements privés, qui ont eu les auteurs pour eux tout seuls.

«J'ai tâté le pouls tantôt chez les exposants, et ça a étonnamment bien été. Ils n'ont pas autant vendu qu'en 2014, mais la différence est faible, assure Mme Marcoux. Ils devraient être de retour en 2016! Même si la situation n'est pas optimale, ça nous a permis de voir une clientèle différente.»

En effet, celle qui présentait aussi son nouveau livre jeunesse Abby s'est réjouie de la présence remarquée pour la première fois de mères qui enseignent à leurs enfants à la maison. Des personnes âgées ont même mobilisé des autobus scolaires à la place des élèves pour leur sortie de groupe. Sylvie Marcoux a reçu des confidences d'un directeur d'école qui n'a jamais été aussi content de motiver des absences un jeudi ou un vendredi...

«Dans ce cas-ci, je crois que c'est bien de sécher son cours, lance avec un clin d'oeil la directrice générale. Peut-être que certaines personnes ne seraient pas venues, en sachant qu'il y aurait plein d'étudiants. Il ne faudrait pas que ça continue l'année prochaine cependant. J'espère que le gouvernement va retrouver un peu de bon sens dans les coupes.»

Comme l'évènement régional est le premier salon de l'année dans la province, le choc a été encore plus grand. À Montréal et en Estrie, il semblerait que les confirmations des établissements scolaires tardent à venir. Sylvie Marcoux est soulagée du dénouement positif. 10 minutes avant la fermeture, les visiteurs étaient encore présents en grand nombre. «Normalement, ce serait désert depuis une heure...»

L'organisation a bien su gérer l'affluence samedi, et mentionne qu'il n'y a eu aucun temps mort ou engorgement. L'ouverture a été devancée d'une heure pour permettre une meilleure répartition. «Le résultat est représentatif de la population régionale, toujours chaleureuse et qui s'est approprié le salon. Les gens prenaient le temps de bouquiner, de jaser avec les auteurs. Ceux-ci n'en revenaient pas, avec conditions qu'on avait craintes au début», mentionne la directrice générale. Celle-ci souligne les soirées pleines d'émotion vécues lors de la fin de semaine, notamment celle en hommage à l'auteur de la région Guy Lalancette et celle thématique sur les valeurs autochtones.

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