L'aluminerie Laterrière

RTA compte augmenter la production de 15 000 tonnes

Le projet à l'étude à l'aluminerie de Laterrière... ((Photo Le Quotidien-Rocket Lavoie))

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Le projet à l'étude à l'aluminerie de Laterrière vise à améliorer l'efficacité des ponts roulants, ces immenses structures qui permettent d'alimenter en alumine les 432 cuves actives

(Photo Le Quotidien-Rocket Lavoie)

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Denis Villeneuve
Le Quotidien

La direction de l'aluminerie Laterrière de Rio Tinto Alcan (RTA) entend transformer de façon importante le mode de production de l'usine en vue d'améliorer son efficacité et ainsi augmenter de 15 000 tonnes par année le volume de métal gris livré par la technologie P155.

C'est pourquoi la haute direction a débloqué une somme de 2,1 M$ pour la réalisation d'une étude de faisabilité d'un projet qui pourrait se traduire par un investissement de plusieurs dizaines de millions$.

Le chef des opérations par intérim de la division Métal primaire, Amérique du Nord, Guy Gaudreault, en a fait l'annonce hier après-midi, accompagné de Richard Guay, directeur de l'usine, devant plusieurs dizaines d'employés réunis à la cafétéria.

Selon M. Guay, dans le contexte actuel mondial du marché de l'aluminium, Laterrière est considérée comme une petite usine avec ses 245 000 tonnes de production annuelle et sa technologie vieillissante. «On ne peut se fier à notre volume pour envisager l'avenir. C'est pourquoi on travaille depuis cinq ans pour revoir la façon d'opérer nos salles de cuves», explique M.Guay.

Au plan technique, l'usine Laterrière comprend quatre salles renfermant 432 cuves fonctionnant en «H» séparées par un passage central. Cette disposition de l'usine nuit à la circulation des huit ponts roulants qui doivent alimenter en alumine à toutes les 18 heures les cuves en production continue, amenant une perte d'efficacité du temps de travail de deux à trois heures par jour.

Le projet étudié consiste à modifier la production pour que les salles de cuves produisent désormais en forme de U, ce qui permettrait de mieux séquencer le travail des ponts roulants.

La transformation du mode d'opération nécessiterait l'allongement des salles de cuves actuelles du côté sud sur une longueur de 22 mètres, afin d'y ajouter un second transbordeur permettant de transférer les ponts roulants d'une salle à l'autre en assurant une circulation plus fluide et optimisée. M. Guay a mentionné que cette nouvelle organisation de la production implique également une nouvelle organisation du travail. À cette étape-ci, il n'a pas été possible pour lui de préciser s'il y aurait des impacts sur le nombre de postes. Actuellement, environ 400 personnes oeuvrent au sein de l'usine. «L'Usine Laterrière a toujours démontré sa capacité de s'adapter. Toute cette réflexion s'est faite avec des employés impliqués à l'intérieur de différents comités de travail ainsi qu'avec des ingénieurs de Cégertec», affirme M. Guay. Si cette transformation devenait réalité, l'usine Laterrière serait la seule au sein de la division aluminium à opérer selon ce modèle.

Lorsqu'elle a débuté sa production il y a 25 ans, l'usine Laterrière utilisait des cuves à 175 000 ampères pour la production de 180 000 tonnes de métal annuellement. Aujourd'hui, Laterrière opère à 205 000 ampères pour 245 000 tonnes. Le projet à l'étude ferait augmenter la production à 260 000 tonnes avec un ampérage de 219 000 ampères, une hausse de tonnage de 6%.

Une fois l'étude de faisabilité complétée, la direction de Laterrière devra convaincre la haute direction de Rio Tinto de débloquer les millions nécessaires au projet. En juin dernier, RTA annonçait un investissement de 64 M$ pour la remise à neuf de l'un de ses fours destinés à la cuisson d'anodes et le remplacement de certaines composantes de sa sous-station électrique.

Réaction syndicale

Présent sur place, Sébastien Tremblay, officier senior de la section 1937 du Syndicat national des employés de l'aluminium, a déclaré que ses membres ne peuvent être contre un projet qui leur permettra de garantir un avenir à long terme de leurs emplois. En ce qui a trait à l'impact possible sur l'emploi, M. Tremblay croise les doigts. L'été dernier, les représentants syndicaux ont renouvelé leur convention collective de travail.

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