Mises en chantier dans la région

Une baisse importante inquiète l'APCHQ

Les jumelés sont aussi un type de construction... ((Archives Le Quotidien))

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Les jumelés sont aussi un type de construction populaire dans la région.

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Dominique Gobeil
Le Quotidien

Le nombre de mises en chantier diminuera cette année de 12% et 11% au Saguenay et au Lac-Saint-Jean, selon les prévisions de l'Association des professionnels de la construction et de l'habitation du Québec (APCHQ). Une diminution encore plus grande que dans l'ensemble de la province, qui est près de 9%, soit le taux le «plus faible depuis plus de 10 ans».

Dans son communiqué, l'association se décrit préoccupée et croit «hors de tout doute que le marché de l'habitation neuve ralentit». Les estimations, basées sur les six premiers mois de 2015, sont encore plus basses que ce qui avait été escompté.

«Les conjonctures économiques difficiles et l'hiver rigoureux sont en cause. Même avec la chaleur de septembre, le retard pris ne pourra être rattrapé», explique en entrevue téléphonique l'économiste de l'APCHQ Georges Lambert. Selon lui, l'état du milieu de la construction dans une région reflète les capacités de sa population. Au Saguenay-Lac-Saint-Jean, ce secteur représente 8% de l'emploi total, plus que la moyenne québécoise.

Un portrait régional particulier

Même si la variation totale des mises en chantiers est préoccupante, la région montre des statistiques différentes plus encourageantes que l'ensemble du Québec. L'APCHQ souligne la baisse des maisons individuelles construites et la hausse du marché locatif, ce qui soulève le problème d'accès à la propriété. «Quand les gens ne peuvent pas devenir propriétaires, ils louent. Il y a donc un intérêt à construire des immeubles à logements», résume M. Lambert. Le vieillissement de la population et la construction de résidences pour personnes âgées viennent aussi gonfler ces chiffres.

Cette tendance n'est cependant pas observée dans la région. La proportion des propriétés individuelles tend à augmenter, et prend énormément de place, surtout au Lac-Saint-Jean, tandis que le pourcentage des demeures locatives baisse. «Dans les villes qu'on peut considérer plus rurales, il n'y a pas de politique qui oblige à la densification, met en relief l'économiste. Il y a davantage de terrains disponibles, donc on ne verra pas de tours de condos de 8 ou 12 étages.»

Les copropriétés sont d'ailleurs une option laissée de côté par les Saguenéens et les Jeannois. À peine une trentaine sont construites dans une année. Le prix des maisons demeure aussi plus abordable, souvent 100 000$ de moins que dans le reste de la province.

À plus long terme, c'est la faible croissance de population qui pourrait nuire à la région. Le taux prévu est de 0,38% contre 4,25% pour la moyenne provinciale. Les facteurs économiques se rapprochent pourtant de l'ensemble du Québec.

«La reprise de l'économie américaine, avec les signaux qu'on a vus dans les dernières semaines, pourrait amener une conclusion plus positive, croit Georges Lambert. Les exportations augmenteraient, ce qui donnerait une impulsion aux secteurs de la foresterie, des mines et de l'aluminium qui caractérisent la région.»

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