David Desjardins, 20 ans, de Dolbeau-Mistassini

Sa passion, la finance

Un jeune étudiant en administration de l'Université du... ((Photo Le Quotidien, Jeannot Lévesque))

Agrandir

Un jeune étudiant en administration de l'Université du Québec à Chicoutimi (UQAC) a fait l'objet d'un article complet dans le journal The Globe and Mail. David Desjardins a attiré l'attention du chroniqueur spécialisé en économie du quotidien torontois grâce aux différents articles financiers qu'il publie sur le site américain Seeking Alpha.

(Photo Le Quotidien, Jeannot Lévesque)

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Anne-Marie Gravel
Le Quotidien

Un jeune étudiant en administration de l'Université du Québec à Chicoutimi (UQAC) a fait l'objet d'un article complet dans le journal The Globe and Mail. David Desjardins a attiré l'attention du chroniqueur spécialisé en économie du quotidien torontois grâce aux différents articles financiers qu'il publie sur le site américain Seeking Alpha.

David Desjardins n'a que 20 ans. Et pourtant, il compte déjà plusieurs années d'expérience dans le monde des finances.

Il y a quelques jours, il a eu la surprise d'être contacté par Larry Macdonald du Globe and Mail.

«Il a vu mes articles sur le site financier. Je crois que mes écrits et mon âge ont attiré son attention», estime David Desjardins qui souligne voir rarement des jeunes de son âge dans le milieu.

Celui qui est en deuxième année au baccalauréat en administration des affaires option finance a publié une cinquantaine de textes dans lesquels il fait l'analyse financière des compagnies cotées en bourse.

Une activité qui a piqué la curiosité de Larry Macdonald.

«Il voulait connaître le type d'investisseur que je suis.»

Le jeune homme a fait l'objet d'un article publié dans la chronique intitulée Me And My Money publiée dans l'édition du 25 septembre.

Le parcours du jeune homme a de quoi surprendre. Originaire de Dolbeau-Mistassini, David Desjardins a découvert le monde des finances par lui-même.

«Mes parents ne sont pas du tout dans le milieu. J'ai commencé en secondaire trois à m'intéresser au domaine. Avec le temps, c'est devenu une passion», explique-t-il.

Le jeune homme a réalisé ses premiers placements vers l'âge de 16 ans. «J'ai commencé à transiger lorsque je travaillais dans un dépanneur. J'avais mis quelques milliers de dollars. Au départ, ç'a mal tourné. J'ai fait de mauvais coups. À ce moment-là, j'ai calculé ma perte en nombre d'heures de travail à 10$ de l'heure, ça fait beaucoup d'heures. J'ai appris à contrôler mes émotions. J'ai commencé tranquillement. En secondaire 5, c'était parti et ça n'a pas arrêté depuis.»

Plusieurs heures par jour, il regarde les nouvelles sur ses titres, il est à la recherche de nouveaux titres à acquérir, il analyse des compagnies. «Je le fais volontairement. Beaucoup de gens sont là pour tirer des bénéfices financiers. Moi, avant tout, je le fais par passion. S'il y a des bénéfices, tant mieux, mais ce n'est pas mon intention première. Pour moi, c'est un challenge psychologique, ça me stimule intellectuellement.»

À sa sortie du baccalauréat au printemps 2017, David Desjardins veut obtenir le titre d'analyste financier agréé.

Ensuite, il souhaiterait avoir une carrière à l'international.

«J'ai de l'ambition. Je suis ouvert à tout.»

En attendant, il est le président du nouveau Fonds de placement étudiant de l'UQAC qui amorcera officiellement ses activités cet automne.

«Les étudiants doivent gérer un portefeuille réel de plusieurs milliers de dollars. Nous devons analyser des titres et en faire la recommandation afin de générer un retour sur investissement dans le futur. Nous sommes encadrés par les professionnels. Tout comme plusieurs grandes universités américaines ou le HEC Montréal, l'UQAC a maintenant son propre fonds de placement étudiant», se réjouit-il.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer