Denis Lebel attendu de pied ferme

Denis Lebel a tenté d'être rassurant auprès des... (- Photo Le Quotidien, Louis Potvin)

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Denis Lebel a tenté d'être rassurant auprès des agriculteurs sans s'engager à ce que son gouvernement défende intégralement la gestion de l'offre.

- Photo Le Quotidien, Louis Potvin

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Louis Potvin
Le Quotidien

Une trentaine d'agriculteurs du Lac-Saint-Jean attendaient de pied ferme le candidat conservateur Denis Lebel, hier matin, à Dolbeau-Mistassini, pour lui rappeler qu'ils craignent qu'une partie de la gestion de l'offre disparaisse avec la signature du Partenariat transpacifique.

La tension était palpable au sortir d'une conférence de presse tenue au Centre civique de DolbeauMistassini. Les agriculteurs ont bombardé de questions le député sortant. Ils exigeaient des réponses concrètes, car ils sont en train de perdre confiance. Ils ont peur que des aspects de la gestion de l'offre soient sacrifiés au profit d'une entente avec les autres pays.

« Est-ce que vous vous engagez à maintenir intégralement la gestion de l'offre ? Pourquoi mettre en danger quelque chose qui fonctionne ? », a questionné Chantale Laforest d'Albanel, appuyée d'autres agriculteurs qui ont demandé si Denis Lebel les représentait vraiment. « Je le fais. Je comprends vos inquiétudes. Je ne veux pas fermer les frontières à aucun produit canadien et québécois. On va défendre la gestion jusqu'au bout et on va le faire. Laissons la négociation se poursuive, et obtenons la meilleure entente possible », a-t-il répété sans vouloir dire qu'il allait défendre « intégralement » la gestion de l'offre malgré les questions incessantes des personnes l'entourant.

« On veut savoir si notre député va aller au bâton pour nous autres », a lancé un agriculteur. « Je vais vous défendre. Vous savez que je suis ministre du gouvernement canadien et ce que je dis fait le tour du pays. Moi, je vais demander aux négociateurs de changer leur mandat de négociations, ce n'est pas mon mandat. Je vais vous défendre jusqu'au bout », a justifié Denis Lebel sans dire ce que les agriculteurs souhaitaient entendre.

Les inquiétudes des agriculteurs découlent des informations qui ont circulé concernant le fait que le Canada serait prêt à ouvrir

10 % de son marché au lait, beurre, fromage et yogourt des ÉtatsUnis. « Il y a un chiffre qui est sorti à la télévision anglaise que nous allions concéder 10 %, et c'est totalement faux. On est en période électorale. Les négociations se poursuivent. Votre message est bien reçu et je continue à le porter. Je ne peux pas présumer de la fin, mais nous allons continuer à défendre la gestion de l'offre », a répondu Denis Lebel.

Protéines laitières

Les agriculteurs l'ont aussi interrogé sur les effets de l'introduction des ingrédients laitiers en provenance des États-Unis. Luc Delaunière de Chambord estime ses pertes à 1000 par semaine.

« Ce dumping des Américains a fait baisser le prix du lait de 14 %. En plus, ce sont des marchés que nous ne pouvons plus avoir, car les Américains ont réussi à entrer au pays et on ne peut pas rivaliser », a-t-il indiqué.

« Notre gouvernement est au travail là-dessus. On travaille sur l'aspect des protéines laitières, c'est en route, le ministre à avancer le dossier et nous voulons régler le problème. Je ne veux pas faire une promesse sur une base électoraliste et promettre quelque chose que je ne peux pas garantir. Je ne suis pas fait comme ça », a-t-il répondu.

lpotvin@lequotidien.com

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