Une famille l'a échappé belle

À la fin juillet, la mère de famille... (Simon Séguin-Bertrand, LeDroit)

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À la fin juillet, la mère de famille reçoit un appel qui a marqué le début d'une saga inattendue.

Simon Séguin-Bertrand, LeDroit

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Julien Renaud
Le Quotidien

Une jeune famille de La Baie estime l'avoir échappé belle. Elle pense avoir été victime de pratiques de nature frauduleuses, perpétrées par une entreprise active dans la vente itinérante et l'installation d'échangeurs thermiques, qui affirmeraient travailler au nom de programmes gouvernementaux, tels Éco-Rénov ou Logi-Rénov.

À la fin juillet, la mère de famille reçoit un appel qui a marqué le début d'une saga inattendue. « Le téléphone sonne. Je réponds. La fille me nomme. Elle dit que c'est pour le programme écoénergétique Éco-Rénov avec le gouvernement du Québec et que nous sommes admissibles à ça, parce que notre courant nous coûte plus de 2000 par année », relate la dame, qui désirer conserver l'anonymat.

À sa demande, son conjoint rappelle la dame. « Mon chum rappelle pour lui demander où ils avaient eu mon nom. Elle ne savait pas quoi dire. Moi, j'allume en même temps. Je dis que je m'étais inscrite pour avoir des informations pour un crédit d'impôt pour des rénovations sur le site du gouvernement. Elle a fait du pouce là-dessus. En fait, ce n'était pas ça », raconte-t-elle.

Un vendeur vient rendre visite aux parents de deux jeunes filles le 8 septembre. « Il a fait un calcul pour savoir si on était admissibles pour une subvention de 3500 dela ville et du gouvernement. Ils disent qu'ils ont eu 23 000 thermopompes multithermiques et que le gouvernement veut aider les familles », explique-t-elle, précisant que le montant demandé pour l'échangeur thermique était de 11 000$.

« On remplit les papiers. On donne notre numéro d'assurance sociale, de carte d'assurance maladie, de permis de conduire, nos bulletins de paye, ma preuve de cessation d'emploi. Il part avec ça », poursuit-elle.

Rapidement, les événements prennent une tournure inattendue. « Le soir, je suis contente. Je regarde sur le site du gouvernement. J'allume :

ce n'est pas une subvention qu'ils donnent, c'est un crédit d'impôt. Je poursuis mes recherches, je regarde sur Google et je trouve plein d'articles. On venait de se faire avoir, mais d'aplomb », avance-t-elle, encore amère.

La mère de famille décide d'appeler les policiers. « Je capotais ben raide, ils avaient toutes mes informations. J'allais me faire voler mon identité », rapporte-t-elle.

À son grand soulagement, le couple a pu faire annuler le contrat. En vente itinérante, si le contrat est conforme, le signataire dispose d'un délai de seulement 10 jours pour l'annuler. Après, il est trop tard.

ACCUSATIONS NIÉES

Le Quotidien a contacté l'entreprise en question. Son président et le vendeur ont nié en bloc toutes les accusations, assurant ne jamais se présenter comme une entreprise liée au gouvernement et avoir parlé d'octroi du manufacturier plutôt que de subventions publiques.

MOT D'ORDRE : VIGILANCE

Selon les informations récoltées, d'autres familles de la région ont été approchées par des vendeurs utilisant le même modus operandi.

« Là, ils sont au Saguenay et ils font une méchante razzia. Ça se passe ici. C'est vraiment mensonger », dit la plaignante, affirmant vouloir dénoncer les actes afin d'éviter à des familles de se faire flouer.

Malgré tout, ni la Sûreté du Québec ni la Sécurité publique de Saguenay n'affirment avoir une enquête régionale à ce sujet. Néanmoins, les corps policiers demandent à la population de faire preuve de vigilance.

julien.renaud@lequotidien.com

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