Départ canon de la chasse à l'orignal

Les centres de débitage débordés

Johnny Tremblay et son fils François attendaient de... ((Photo Le Quotidien, Michel Tremblay))

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Johnny Tremblay et son fils François attendaient de faire débiter l'orignal, tué en matinée hier, à Sagard.

(Photo Le Quotidien, Michel Tremblay)

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Patricia Rainville
Le Quotidien

De nombreux chasseurs de la région ont terminé le week-end avec le sentiment du devoir accompli. Et les centres de débitage étaient débordés, hier après-midi.

En fin de journée, hier, les chasseurs devaient être patients. À la salle de débitage Tremblay et Gobeil de Chicoutimi, plusieurs attendaient leur tour, le sourire aux lèvres. «Nous avons eu une soixantaine de bêtes aujourd'hui [hier]. Ça n'arrête pas. Et ce sont des gros à part de ça!», a affirmé le propriétaire, Marc-André Gobeil.

Ce premier week-end de chasse s'est donc terminé sur une bonne note pour plusieurs adeptes. «J'ai tué à 8 h dimanche matin. Un beau gros buck. Ça commence bien, la chance m'a souri. Ça fait plusieurs années de suite que je tue, mais ça fait deux ans que mon fils vient avec moi. C'est une tradition de père en fils chez nous. On aime ça», a affirmé Johnny Tremblay, dont la bête a été abattue dans le secteur de Sagard. Son fils, François, semblait fier de leur proie. Questionné à savoir s'il n'avait pas eu un pincement au coeur lorsque la bête a été abattue, le jeune garçon s'est montré catégorique. «Non! J'aime la chasse», a répondu l'adolescent, qui ne s'est d'ailleurs pas fait prier pour poser avec l'orignal, inerte dans la boîte de leur camionnette.

Comme le cheptel est en croissance, le succès est au rendez-vous en cette saison permissive où les mâles, les femelles et les veaux peuvent être récoltés. Mais ce sont surtout des mâles qui ont été abattus au cours de ces premières journées de chasse. «Ce sont juste des bucks aujourd'hui. Les petits et les femelles, on va surtout en voir lors des dernières journées. Les chasseurs préfèrent les mâles et ils peuvent parfois laisser passer des femelles et des petits. Mais lorsque la saison s'achève, les chasseurs ne prennent plus de chance s'ils n'ont pas encore tué», a affirmé Marc-André Gobeil.

Déjà, samedi, les chasseurs affluaient dans les centres de débitage. La saison de chasse avait débuté à 6 h. Avec la chaleur, ceux et celles qui abattent une bête doivent rapidement quitter leur secteur de chasse pour faire débiter leur proie.

Permis en hausse

Selon les données du ministère de la Faune, la chasse à l'orignal compte toujours plus d'adeptes au Saguenay-Lac-Saint-Jean. En 1996, 15 500 permis étaient vendus, alors qu'aujourd'hui on en dénombre 26 000.

Environ 16% de ces détenteurs de permis vont récolter un orignal.

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