Gisèle Dallaire

Le porte-à-porte, un choix gagnant

Gisèle Dallaire peut compter sur l'aide de l'ancien... (Photo Le Quotidien, Laura Lévesque)

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Gisèle Dallaire peut compter sur l'aide de l'ancien maire d'Alma, Gérard Scullion, pour mener sa campagne.

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Laura Lévesque
Le Quotidien

Armée d'un sac à main orange, la couleur des néo-démocrates, Gisèle Dallaire avait hâte de rencontrer les résidents du Saint-Jude, à Alma, mercredi dernier. Il s'agissait de sa première visite d'une résidence pour personnes âgées dans le cadre de sa campagne. Un passage obligé pour tous les candidats qui souhaitent convaincre le plus de gens possible. Et ce n'est un secret pour personne. Le taux de participation augmente en fonction de l'âge. Il a atteint près de 75% chez les 65 à 74 ans, alors que seulement 38% des 18 à 24 ans ont voté lors des dernières élections fédérales.

«Les personnes âgées votent plus. Ça, on le sent. C'est un geste important pour eux. Il faut dire que certains se souviennent encore du jour où leur mère a obtenu le droit de vote. Ça représente quelque chose pour eux», constate Mme Dallaire.

Mais la candidate néo-démocrate ne le cache pas. Les bains de foule, ce n'est pas ce qu'elle préfère. Le porte-à-porte demeure à son avis la meilleure façon de se faire connaître, mais aussi, de connaître les électeurs.

«On a fait des centres commerciaux, des centres sportifs, mais le porte-à-porte ou les rencontres individuelles c'est mieux. Parce que les gens s'ouvrent davantage. La politique, c'est personnel. Les gens vont raconter leurs problèmes, exprimer leurs idées lorsqu'on est seul avec eux. Encore en 2015, la politique c'est tabou. Il y a des gens qui ne dévoilent même pas leur vote à leur conjoint», pointe Mme Dallaire.

Réunis dans le «restaurant» du Saint-Jude, la majorité des résidents ont bien accueilli la candidate dans Lac-Saint-Jean. «Vous avez bon coeur.» «Vous reviendrez nous voir.» Mme Dallaire a visiblement apprécié les bons mots des gens. Mais rares sont ceux qui ont voulu prendre position devant elle. «En public, les personnes que je rencontre sont toutes gentilles et respectueuses», se réjouit la candidate, qui se lance pour la première fois dans cet univers souvent décrit comme étant ingrat et hostile.

Les discussions entre la psychologue industrielle et les résidents tournaient autour de la famille de Mme Dallaire, car plusieurs se souvenaient de son père qui avait un commerce à Alma. Et les gens l'ont rapidement reconnue. Évidemment, les pancartes de la candidate, installée près de la résidence, ne sont pas étrangères à cette notoriété. «Je vous vois tous les jours», a exprimé une dame, en parlant de cette affiche qu'elle peut voir de son balcon.

Seulement deux personnes ont refusé d'écouter la candidate. Non pas parce qu'ils votent pour les libéraux, conservateurs ou bloquistes. Ils ne s'intéressent tout simplement plus à la chose politique. D'ailleurs, à partir de 75 ans, le taux de participation chute de 15%.

«Je ne veux plus rien savoir de ça», a lancé un résident. Mme Dallaire a tenté de combattre le cynisme, mais en vain.

«Ce n'est pas une surprise pour moi. Le taux de participation est seulement de 60%. Mais je dirais que c'est une minorité des gens que je rencontre qui ne sont pas ouverts à discuter», constate Mme Dallaire.

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