Jean-François caron

Une double carte de visite

Jean-François Caron, candidat bloquiste dans Jonquière, rencontre un... (Photo Le Quotidien, Michel Tremblay)

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Jean-François Caron, candidat bloquiste dans Jonquière, rencontre un électrice.

Photo Le Quotidien, Michel Tremblay

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Denis Villeneuve
Le Quotidien

Il est 10h, le jeudi matin 17 septembre, à Place Centre-Ville à Jonquière. Comme prévu, Jean-François Caron, candidat bloquiste dans Jonquière, est présent au rendez-vous fixé, mais s'entretient déjà à l'extérieur de l'immeuble avec des électeurs potentiels, question de connaître leurs intentions, mais aussi de se présenter comme étant celui qui pourrait le mieux les représenter à Ottawa.

Âgé de 44 ans, le fils de l'ancien député André Caron et qui, tout juste avant le déclenchement de l'élection fédérale, agissait comme attaché politique du député Sylvain Gaudreault, n'a pas de difficulté à utiliser ces deux cartes de visite pour s'entretenir avec ses concitoyens. Même si, visiblement, un léger manque de confiance se fait sentir à certaines occasions, M. Caron n'a pas de difficulté à échanger.

La séance d'échanges de poignées de mains se poursuit et plusieurs électeurs n'hésitent pas à afficher leurs couleurs favorables au parti souverainiste. Parmi les badauds, un retraité de 67 ans, qui affirme avoir décroché un baccalauréat à l'âge de 46 ans et ne pas avoir réussi à décrocher un emploi, interroge longuement le candidat sur la situation des personnes aînées, l'augmentation du supplément aux revenus puisque, selon lui, après la retraite le niveau de vie des aînés décroît, plusieurs n'étant plus capables d'assumer les frais liés à une carte de crédit, un cellulaire, etc. M. Caron tente de se montrer convainquant en rappelant que dans le passé sa formation politique est intervenue à plusieurs reprises pour défendre ces dossiers.

La visite se poursuit chez un commerçant de vêtements pour hommes qui avoue que les affaires ne sont pas faciles au lendemain de la fermeture de la boutique L'Ensemblier. Les questions des pertes d'emplois et du commerce en ligne sont abordées comme sujets d'inquiétude. L'ambiance s'y prête puisque le centre commercial est à moitié occupé. Le propriétaire rappelle qu'il a habillé le père de M. Caron, une marque de fidélité bien sentie.

Tout juste devant le comptoir à café, «un petit parlement» est formé. Cinq retraités s'attroupent autour du candidat pour discuter de financement du logement social, de la fermeture de la cartonnerie de Jonquière, vendue par les Américains propriétaires. M. Caron rappelle que la priorité du BQ est de travailler sur l'emploi et la modification des lois pour rattacher l'aide gouvernementale au maintien de ceux-ci. Un peu plus loin, un citoyen affiche clairement ses couleurs dans un cadre poli en déclarant qu'il n'a jamais voté pour un parti souverainiste et qu'il n'a pas l'intention de le faire.

Invité à faire le point sur sa petite tournée, M. Caron sent un changement d'attitude chez l'électorat. «Au début de la campagne, les gens n'avaient pas la tête à ça. Leur idée n'était pas faite. Ça fait une campagne où on dépense beaucoup d'énergie. En trente jours de campagne, tout va très vite. Depuis une semaine et demie, je sens que les gens s'intéressent davantage avec les débats locaux ainsi que les débats des chefs.»

Le bloquiste a poursuivi son opération séduction du côté des Aînés JAK en présence d'une trentaine de personnes parmi lesquelles on retrouvait Marie Lévesque, mère de Jean-François et veuve d'André Caron.

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