Inquiétude rue Saint-Jacques

«Si ça continue, il va tuer des gens»

Marie-Claire Bouchard, 90 ans, réside au rez-de-chaussée de... (Photo Le Quotidien, Rocket Lavoie)

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Marie-Claire Bouchard, 90 ans, réside au rez-de-chaussée de l'immeuble. Un de ses fils, qui habite le même bâtiment, est parvenu à la faire sortir rapidement.

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Anne-Marie Gravel
Le Quotidien

Les résidants de l'immeuble de Jonquière où un incendie a éclaté mercredi soir interpellent l'individu responsable. S'il ne met pas un terme à ses actes, estiment-ils, il pourrait avoir des morts sur la conscience.

Les personnes qui résident au 2147 rue Saint-Jacques sont inquiètes. Mercredi soir, vers 22 h 50, un incendie a été allumé dans le hall d'entrée de leur immeuble de quatre logements.

Plusieurs d'entre elles étaient toujours éveillées au moment des événements. Quelques minutes auparavant, deux locataires ont gravi les marches du corridor en passant tout près du portique sans rien remarquer d'anormal.

Il est possible d'entrer dans le portique de l'immeuble par la porte extérieure. Pour pénétrer dans le corridor donnant accès aux logements, la porte doit être débarrée par un locataire.

« J'arrivais de chez ma voisine d'en bas. J'étais allée écouter la télévision avec elle. Je suis remontée chez moi, entre 22 h 30 et 22 h 40. J'ai fait couler mon bain. J'ai à peine eu le temps de sortir du bain que le téléphone sonnait. Ma voisine d'en bas voulait savoir si j'entendais un bruit d'alarme. J'ai ouvert la porte de mon appartement qui donne sur le corridor. J'ai vu la fumée en bas », raconte Marie-Sylvie Gravel, qui habite le logement du haut depuis neuf ans.

Elle a composé le 9-1-1. « Dans l'énervement, j'ai dû recomposer trois fois avant de réussir. »

Munie de son extincteur, elle a descendu les escaliers. « J'essayais d'éteindre le feu, mais je ne voyais rien. C'était complètement noir. Tout à coup, j'ai avalé une grosse bouffée de fumée. J'ai échappé mon extincteur et mon cellulaire. Je me suis dit qu'il fallait que je sorte au plus vite, raconte-t-elle. J'étais inquiète, car je ne savais pas si tout le monde était sorti », affirme celle qui a été grandement soulagée de retrouver tous ses voisins à l'extérieur.

Mme Gravel ne cesse de penser à ce qui aurait pu arriver. « On habite l'immeuble depuis des années. C'est comme une famille. Il aurait pu y avoir des décès. »

Hier matin, les résidants se sont réunis dans la cour pour discuter des événements. « On est tous nerveux. Ça nous fait peur. Il faut que le, la ou les responsables sachent qu'il y avait cinq personnes ici. On n'est pas des objets. Si ça continue, il va tuer des gens. Il faut que ça arrête. »

Marie-Claire Bouchard, 90 ans, habite un des appartements du rez-de-chaussée. « Je ne dormais pas. J'écoutais la télévision », affirme la dame qui n'a rien entendu de particulier. Elle a été avertie de la situation par son fils, qui habite le même immeuble.

Carole Larouche vit au sous-sol. C'est elle qui a entendu l'alarme la première. Elle a dû sortir par une fenêtre.

« J'ai voulu ouvrir la porte du portique et j'ai vu une fumée épaisse. »

Une fois à l'extérieur, les voisins ont rapidement offert leur soutien.

« On a de bons voisins serviables. Ils ont tous offert de nous garder à coucher. »

L'inquiétude a d'ailleurs aussi gagné l'entourage.

« Il faut être effronté pour faire ça à cette heure-là. C'est inquiétant », affirme une voisine rencontrée tout près.

Michel Gauthier, un autre voisin, abonde dans le même sens. « Quand ça approche comme ça, c'est très inquiétant. »

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