André-François Bourbeau

Un petit voilier aux grandes ambitions

André-François Bourbeau, ex-professeur et fondateur du Laboratoire de... ((Photo Le Quotidien-Rocket Lavoie))

Agrandir

André-François Bourbeau, ex-professeur et fondateur du Laboratoire de recherche en plein air de l'UQAC, estime que le Gorfnik a plusieurs caractéristiques particulières qui en font une embarcation des plus prometteuses.

(Photo Le Quotidien-Rocket Lavoie)

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Anne-Marie Gravel
Le Quotidien

André-François Bourbeau en a vécu des aventures, plusieurs pour le moins inusitées. Pourtant, celle qui s'est déroulée il y a quelques jours restera gravée à jamais dans sa mémoire. Il a navigué sur le Saguenay, entre Chicoutimi et L'Anse-Saint-Jean, à bord d'une petite embarcation de huit pieds. Une expédition de 68 kilomètres riche en surprises et en sensations fortes.

L'ex-professeur et fondateur du Laboratoire de recherche en plein air de l'UQAC était loin de se douter de l'aventure qui l'attendait lorsqu'il a mis son petit voilier baptisé Gorfnik à l'eau, il y a quelques jours.

Celui qui est connu pour avoir survécu au milieu de la forêt pendant 31 jours sans vivres ni équipement en 1984, a lui-même conçu l'embarcation. Un voilier de huit pieds doté d'une cabine.

André-François Bourbeau a entrepris de naviguer sur le Saguenay afin de tester son invention. Il a préparé une excursion qui devait durer cinq jours, entre Chicoutimi et L'Anse-Saint-Jean. Son compagnon de voyage, Billy Rioux, l'accompagnait à bord d'un voilier semblable, sans cabine.

Le Saguenay réservait des surprises au duo d'aventuriers.

« Le Saguenay est imprévisible. La météo annonçait des vents de 20 km/h, mais on a eu des vents de 45 km/h avec des vagues de quatre pieds et demi à cinq pieds. À bord d'un bateau de huit pieds, c'est quelque chose », témoigne-t-il.

Le voyage devait durer cinq jours. Il en a duré deux, en raison de la vitesse de croisière atteinte.

« Il ventait tellement fort. Un tel bateau est censé aller à 6,5 km/h. On a atteint plus de 10 km/h, ce qui veut dire qu'il planait dans les vagues. C'était très épeurant. On avait les fesses serrées et de la sueur sur les tempes. Ça m'a pris trois jours me remettre de l'adrénaline. Mais n'importe laquelle activité dont tu vas te souvenir toute ta vie vaut la peine d'être vécue. »

Le duo a fait un arrêt pour dormir à Tableau. « Une fois que tu pars, t'es obligé de te rendre parce qu'il n'y a aucun endroit pour arrêter après. Il n'est pas question de virer de bord non plus, tu ne peux pas aller contre le vent », explique celui qui admet avoir regretté sa décision de partir. « On n'avait pas d'affaire là, c'est clair. Après, on avait les jambes molles, mais on se sentait très vivant. »

En ce qui concerne le bateau, son concepteur estime qu'il a passé le test haut la main.

« Il n'est pas rentré une goutte d'eau. Il est fait pour affronter beaucoup plus que ce que je pensais. »

La conception et la fabrication de l'embarcation ont nécessité un mois et demi de travail. Maintenant qu'il a les plans, le professeur émérite estime que deux semaines seulement seraient nécessaires à la construction d'une nouvelle embarcation.

« C'est très facile à construire. Le fond est fait d'une simple feuille de contreplaqué huit par quatre. »

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer