Contravention de 148 $ pour une plainte de bruit

Reine-Marie Thériault traitée injustement

Reine-Marie Thériault se sent désemparée depuis qu'elle a... ((Photo Le Quotidien, Jeannot Lévesque))

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Reine-Marie Thériault se sent désemparée depuis qu'elle a reçu une contravention à la suite d'une plainte de bruit déposée par sa voisine.

(Photo Le Quotidien, Jeannot Lévesque)

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Denis Villeneuve
Le Quotidien

Reine-Marie Thériault, 70 ans, locataire d'une moitié de duplex dans le quartier des Écrivains à Chicoutimi, estime être traitée injustement à la fois par sa voisine, mais aussi par les policiers de Saguenay qui, dimanche matin, lui ont remis un billet d'infraction douze heures après le dépôt d'une plainte de bruit.

Depuis quatre ans, Mme Thériault habite seule dans son appartement de la rue Voltaire où elle affirme vivre une vie tranquille n'écoutant jamais la télévision ou de la musique à des niveaux sonores importants. Il y a un an, le locataire du logement voisin a quitté et c'est une dame d'environ 35 ans qui a loué l'appartement. L'automne dernier, voulant s'entretenir avec sa nouvelle voisine à la suite de la réception d'une lettre d'Hydro-Québec concernant le changement de compteur, Mme Thériault est allée cogner à la porte. «Elle l'a ouvert d'environ six pouces et me l'a claquée au nez aussitôt». Le printemps suivant, le même comportement est adopté après que Mme Thériault eut voulu informer sa voisine de l'entretien du gazon conjoint.

Un autre incident survient après une soirée. «J'étais allée à une réunion et je suis arrivée chez moi vers 23 h. J'étais en train de me déshabiller et j'étais presque nue. J'avais oublié de barrer la porte. En arrivant à la porte, j'aperçois la voisine qui était sur le seuil criant après moi: "Vas-tu arrêter de faire du bruit? " Elle disait que je frappais à coups de marteau dans les murs», témoigne-t-elle.

Incidents

Depuis, plusieurs incidents sont survenus, la voisine incommode l'accusant de fouiller dans son bac de récupération, sa boîte de courrier, de l'espionner par la fenêtre, d'empiéter sur son terrain.

Soupçonnant que sa voisine souffre peut-être d'une maladie mentale, Mme Thériault vit dans la peur et a entrepris des démarches pour se faire installer un peine dormant à sa porte.

Or, samedi soir dernier, alors qu'elle affirme s'être couchée à 21 h 30, une plainte de bruit est déposée par la voisine à la Sécurité publique de Saguenay à 22 h. En raison de la charge de travail, les policiers ne peuvent intervenir dans la soirée. Ce n'est que dimanche matin, vers 9 h, que deux policiers se pointent chez Mme Thériault et lui émettent un billet d'infraction de 148$ pour avoir commis une nuisance de nature à nuire à la tranquillité des citoyens.

Ne sachant à quel saint se vouer puisque cette retraitée affirme n'avoir qu'un revenu de 12 000$, Mme Thériault a fait appel au Quotidien, espérant que son billet d'infraction sera annulé, comme ça été le cas pour une dame de 91 ans de Jonquière qui avait reçu un billet d'infraction à la suite d'une plainte d'un voisin parce qu'elle faisait du bruit avec sa chaise berçante. N'en pouvant plus et les nerfs à fleur de peau, Mme Thériault se dit prête à déménager, mais est bien consciente qu'elle ne peut payer plus de 500$ mensuellement.

Malgré nos démarches, il n'a pas été possible de communiquer avec le propriétaire de l'immeuble et la voisine concernée.

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