Campagne anti-conservateurs

Les fonctionnaires craignent Lebel

Les candidats du NPD dans la région, Karine... ((Photo Le Quotidien, Jeannot Lévesque))

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Les candidats du NPD dans la région, Karine Trudel (Jonquière), Gisèle Dallaire (Lac-Saint-Jean) et Dany Morin (Chicoutimi Le Fjord), ont appuyé ouvertement la campagne syndicale lancée pour la protection des services de Postes Canada. On les voit d'ailleurs ici en présence du coordonnateur, Alain Robitaille.

(Photo Le Quotidien, Jeannot Lévesque)

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Les activités quotidiennes du gouvernement fédéral dans la région ne sont pas négligeables alors que 1500 fonctionnaires oeuvrent dans les différents ministères et organismes regroupés au sein de deux grands syndicats en plus des 1500 militaires en poste au sein des 2e et 3e escadres de Bagotville.

Même si les organisations syndicales n'ont pas identifié de formation politique à appuyer, il est possible de percevoir dans le langage des dirigeants syndicaux une certaine affinité avec le NPD du chef Thomas Mulcair. Cette proximité traduit, d'une certaine façon, les résultats des sondages qui s'accumulent depuis le début de la campagne pour le Québec.

Ces fonctionnaires font partie de l'Alliance de la fonction publique du Canada (AFPC) et du Syndicat des postiers et postières du Saguenay-Lac-Saint-Jean (SPP-SLSJ). Les deux grands syndicats sont aux premières lignes de la campagne électorale fédérale et n'ont pas de gène à militer activement contre le gouvernement conservateur.

«Nous constatons vraiment les mêmes choses au sein de nos membres que ce que les sondages confirment depuis le début de la campagne. Même s'il n'y a pas eu d'ordre pour appuyer un parti, nous constatons que nos membres sont plus proches du NPD que des autres formations politiques et c'est le NPD qui a le plus de chance de remplacer le gouvernement conservateur», explique le président de la section régionale de l'AFPC, André Roberge.

Selon le syndicaliste, l'adversaire le plus redoutable dans la région est le ministre Denis Lebel. Les syndicats considèrent qu'il sera difficile de défaire le député fédéral de Roberval à moins que ce dernier ne fasse une gaffe monumentale d'ici la tenue du scrutin.

Le mot d'ordre n'est pas uniquement suivi par les fonctionnaires fédéraux. Le Local 500 des monteurs de ligne d'Hydro-Québec a appuyé ouvertement le NPD, rappelle André Roberge.

Selon le syndicaliste, les fonctionnaires ont assisté malgré eux aux compressions budgétaires qui affectent directement les citoyens et plus spécifiquement les personnes âgées qui ont de plus en plus de difficulté à manoeuvrer dans les systèmes informatisés et robotisés.

«Le plus bel exemple est celui du supplément du revenu garanti. Les personnes âgées doivent obligatoirement en faire la demande et certaines ne savent même pas qu'elles ont droit à cette aide additionnelle.»

Les effectifs fédéraux ont subi une baisse importante, au cours des deux dernières années. Selon André Roberge, la robotisation des opérations au centre fiscal de Jonquière et la fermeture des services au comptoir ont fait disparaître 50% des emplois. L'AFPC regroupe également dans la région les employés d'Agriculture Canada oeuvrant dans l'inspection des aliments et ceux de la Ferme expérimentale de Normandin.

La présidente du Conseil du travail FTQ de la région, Marcelle Perron, affirme que les organisations syndicales sont actives sur le terrain afin de respecter le grand mot d'ordre provincial, «Tout, sauf les conservateurs». Elle rappelle que les syndicats ont tout intérêt à ce que le gouvernement de Stephen Harper retourne sur les banquettes de l'opposition.

«Le gouvernement conservateur a effectué des coupes sans se soucier de la population. Certaines coupes ont même eu des conséquences pour la sécurité des citoyens. Ils ont éliminé les inspecteurs dans le secteur de l'alimentation pour laisser aux entreprises la responsabilité de s'autosurveiller», indique la présidente régionale, satisfaite de la mobilisation des travailleurs et travailleuses sur cet enjeu important pour l'avenir.

Jean-François Simard, le président du SPP-SLSJ, qui compte 300 membres, invoque d'entrée de jeu le lock-out de 2011 décrété par l'employeur au sein de la société. «C'est un slock-out que l'on attribue au gouvernement conservateur et les gens s'en souviennent.»

Les liens étroits entre les syndicats et le NPD ont trouvé leur aboutissement dans la région alors que l'ex-présidente du syndicat régional des postiers, Karine Trudel, se présente sous la bannière orange dans la circonscription de Jonquière.

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