FSSS-CSN

Un mandat de grève accordé

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À la suite d'une tournée de 17 assemblées générales conjointes réparties sur quatre jours, les résultats obtenus en faveur d'un mandat de grève de six jours varient entre 61% et 98%.

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Denis Villeneuve
Le Quotidien

Insatisfaits du déroulement de l'actuelle négociation avec le gouvernement du Québec, les 2000 membres des syndicats affiliés à la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN) de la région se sont prononcés à très forte majorité en faveur d'un mandat de six jours de grève rotative applicable sur une base locale, régionale ou nationale.

À la suite d'une tournée de 17 assemblées générales conjointes réparties sur quatre jours, les résultats obtenus, variant entre 61% et 98%, démontrent ce qui se passe à la table de négociations, explique Gaston Langevin, vice-président régional de la FSSS-CSN. Pour l'occasion, il était entouré de quatre autres officiers syndicaux représentant les syndiqués des centres jeunesse, les infirmières, auxiliaires, inhalothérapeutes, employés de bureau du CIUSSS. «Beaucoup de membres qui se sont présentés aux assemblées générales avaient à l'idée de voter contre la grève. Lorsqu'ils ont entendu le rapport de la table centrale de négociations, volet salarial, ils ont changé d'idée», commente M. Langevin.

Selon lui, les négociateurs patronaux n'ont qu'un seul objectif en tête, soit celui de réaliser des économies et d'appauvrir les salariés tout en provoquant la dégradation des relations de travail des syndiqués.

À titre d'exemple, M. Langevin affirme que le gouvernement exige la mobilité du personnel sur l'ensemble du territoire du Saguenay-Lac-Saint-Jean, ce qui obligerait certaines catégories de travailleurs à parcourir de très longues distances. Québec tenterait d'implanter également des horaires de travail en évitant le plus possible de payer des heures supplémentaires en modulant le nombre d'heures travaillées par semaine de façon, par exemple, que des semaines de 50 heures de travail puissent être ajustées à la baisse.

Concernant les modifications au fonds de pension, M. Langevin affirme qu'elles ont un effet direct sur le nombre de prises de retraite anticipée. Il affirme que pendant une année normale, 4000 personnes prennent leur retraite dans le réseau de la santé québécois. Depuis le mois de février, 8000 personnes ont quitté le réseau et plusieurs d'entre elles n'étaient pas prêtes à le faire, affirme M. Langevin.

La conférence de presse a été l'occasion pour chaque représentant syndical de dénoncer les effets des compressions dans leur milieu de travail. Le non-remplacement de travailleurs sociaux et d'éducateurs dans les centres jeunesse, la fatigue de plusieurs travailleurs en santé ayant à composer avec des horaires atypiques, la baisse de qualité des soins ont été invoqués.

Le mandat de grève obtenu devrait être mis en application à compter du milieu du mois d'octobre dans le respect de la loi sur les services essentiels qui prévoit que 90% des services doivent être assurés. D'ici là, des moyens de pression devraient être exercés.

L'un d'eux a été mis en application puisque les bureaux régionaux du premier ministre Couillard de même que celui du député Serge Simard ont été tapissés avec des autocollants portant l'inscription «En grève bientôt».

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