Plasmavie-Globule ouvre officiellement ses portes

Des Saguenéens plein de bon sang

Andréane Gagnon est infirmière au centre de prélèvement... ((Photo Le Quotidien-Rocket Lavoie))

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Andréane Gagnon est infirmière au centre de prélèvement d'Héma-Québec et se fait un devoir de donner du plasma.

(Photo Le Quotidien-Rocket Lavoie)

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Mélyssa Gagnon
Mélyssa Gagnon
Le Quotidien

Les gens de chez nous sont reconnus pour leur générosité. C'est un peu pourquoi Héma-Québec a ciblé la région pour l'implantation de son plus récent centre de prélèvement sanguin et de plasma.

Les nouvelles installations de Plasmavie-Globule, dotées d'équipements à la fine pointe de la technologie, font de Saguenay une pionnière au Québec, puisque le centre du boulevard Talbot devient le premier à double bannière de la province.

Le journal Progrès-Dimanche a fait état de la mise en service de Plasmavie-Globule il y a deux mois. Mais c'est hier qu'avait lieu l'ouverture officielle des lieux. Porte-parole d'Héma-Québec, Laurent-Paul Ménard a rappelé qu'en plus de s'être montrée accueillante, Saguenay possède une masse critique de donneurs de sang qui participent régulièrement aux collectes mobiles. Ces arguments ont convaincu l'organisme d'élire domicile en permanence dans la capitale régionale, un projet de 2 millions $ créant 25 emplois. Maintenant, le défi est de convaincre les donneurs de sang entier de faire don de plasma et de recruter de nouveaux volontaires pour les dons traditionnels.

Médicaments

Le plasma est la partie liquide du sang, un composé de protéines utilisé pour la fabrication de médicaments destinés à des patients souffrant d'un déficit immunitaire ou d'autres maladies. Actuellement, le Québec comble seulement 16 pour cent de ses besoins en plasma de fractionnement. Héma-Québec s'est fixé un objectif de 30 pour cent, soit l'équivalent de 20 000 dons par année, à partir de 2020. Des dons de plasma peuvent être effectués une fois par semaine au Salon des donneurs de plasma situé à l'angle Talbot et Fabien. Le prélèvement, réalisé grâce à l'utilisation de centrifugeuses qui permettent d'extraire le plasma et de renvoyer les globules rouges dans l'organisme en plusieurs cycles, prend environ une heure.

« Si la réserve collective de sang au Québec fonctionne, c'est que l'habitude de donner du sang s'est enracinée dans les milieux. Ce n'est pas un hasard si on s'établit à Chicoutimi. En s'installant ici, on souhaite attirer les gens de Laterrière, de Jonquière, de La Baie et des environs. On a encore du travail à faire et il faut faire circuler le message. Il faut dire aux gens qui n'ont jamais fait de don que là, c'est le temps. On leur demande de commencer par un don de sang et de se donner le temps de venir voir. Ici, on veut que les gens se sentent chez eux », dit Laurent-Paul Ménard. Plusieurs fauteuils de prélèvement ont été installés au centre. Des réfrigérateurs contenant des breuvages et des collations, de même que des machines à café, sont à la disposition des donneurs.

Bénévolat

David Tremblay a 30 ans. Hier matin, il effectuait son 50e don au profit d'Héma-Québec. L'infirmière qui s'occupait de lui a soutiré 880 ml de plasma de l'organisme de David, qui se fait un devoir de venir chez Plasmavie-Globule une fois par semaine.

« Mon père et mon frère ont subi des opérations et ont eu besoin de sang. J'ai fait mon premier don de sang à 18 ans et j'en ai fait ma cause », a-t-il confié à la représentante du Quotidien. David Tremblay est heureux qu'Héma-Québec ait choisi sa ville pour l'ouverture d'un salon de donneurs. Le citoyen d'Arvida croit que la population a intérêt à venir découvrir les installations.

Juste en face de lui, Jean-Bernard Chrétien, 24 ans, avait lui aussi réussi à fournir une pleine poche de la riche substance. Chaque jeudi, il vient faire son « bénévolat ».

« J'ai mis ça dans mon horaire. C'est un peu comme un cours de violon et j'en ai fait une obligation. Ça me prend 1 heure 30 de mon temps en tout. Donner du plasma, c'est ma philanthropie », a fait valoir le jeune homme.

Pour Andréane Gagnon, une infirmière à l'emploi du centre, donner du plasma est impératif et la femme de 29 ans le fait de façon régulière, avant ou après un quart de travail.

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