Aménagement de la mine Stornoway

La région tire la part du lion

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Le Saguenay-Lac-Saint-Jean est la région du Québec qui a obtenu le plus de contrats dans le cadre du projet d'aménagement de la mine de diamants Renard réalisée par la société Stornoway sur les monts Otish.

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Le Saguenay-Lac-Saint-Jean est la région du Québec qui a obtenu le plus de contrats dans le cadre du projet d'aménagement de la mine de diamants Renard réalisée par la société Stornoway sur les monts Otish. Elle n'est devancée que par la Jamésie qui comprend les entreprises cries.

C'est le constat que fait le chef des opérations de la société, Patrick Godin, qui ajoute qu'en plus des contrats alloués dans la phase de construction, Stornoway a recruté plusieurs employés permanents dans la région. La minière a profité des mises à pied chez Niobec pour recruter du personnel qualifié qui est déjà mis à contribution dans le cadre du projet.

« Nous avons accordé pour 152 millions de contrats depuis le début des travaux. De ce montant, 42 % a été octroyé à des entreprises cries ou de la Jamésie. Les entreprises des autres régions du Québec ont obtenu des contrats pour la balance du montant et le Saguenay-Lac-Saint-Jean est la région qui a possiblement obtenu la plus importante part de cette tranche de contrats. Nous avons aussi accordé des contrats très spécialisés à des entreprises de l'extérieur du Québec », explique le chef des opérations.

Ce dernier mentionne que l'entreprise était tout à fait justifiée de retenir des entrepreneurs dans d'autres régions du Québec: « Ce sont quand même tous les Québécois qui ont payé pour la participation du gouvernement », rappelle Patrick Godin.

Le projet Renard est évalué à plus ou moins 1 G$ et a été financé par une participation importante des organismes et institutions du gouvernement du Québec. Il s'agit du premier projet minier diamantifère à voir le jour au Canada. Stornoway entend entreprendre la production de diamants au quatrième trimestre de 2016 à partir d'une mine à ciel ouvert et d'une mine constituée d'un puits d'accès sous-terrain et de galeries d'extraction.

Patrick Godin admet que l'entreprise a accordé le plus gros des contrats pour la construction. Même si Stornoway a engagé jusqu'à maintenant des dépenses de l'ordre d'un peu plus de 400 M$ sur un projet global de l'ordre du milliard de dollars, il ne faut pas conclure qu'elle va distribuer des contrats de construction et de génie civil pour la totalité de ce montant. La valeur globale du projet inclut d'autres dépenses incontournables.

« Les achats des différents équipements nécessaires pour le fonctionnement sont très importants. Nous avons beaucoup d'achats de ce genre à faire d'ici la fin du projet. »

échéancier

Selon les statistiques officielles pour les six premiers mois de l'année diffusées par la compagnie, on estime que 35 % du projet est complété, soit 2% de plus que prévu pour la période. En ce qui concerne l'ingénierie, 80 % du projet est complété alors que l'échéancier faisait état de 88 %, mais cet élément ne semble pas problématique puisque l'entreprise a maintenu l'échéancier pour la mise en exploitation de la mine au quatrième trimestre de 2016.

Les changements mis en place par la direction de Stornoway en début de projet avaient soulevé la grogne chez les entrepreneurs de la région. Stornoway a pris en charge l'octroi des contrats qui avait été accordé à la firme de génie-conseil Lavalin. Elle a ainsi créé sa propre équipe de gestion des contrats pendant que SNC-Lavalin conservait le mandat de l'ingénierie de ce vaste chantier.

Plusieurs entrepreneurs interrogés à l'époque avaient déploré le fait que Stornoway se réservait le droit de choisir parmi les entreprises en fonction des travaux à exécuter. Patrick Godin a réitéré que Stornoway a demandé des soumissions pour accorder les contrats. L'entreprise, malgré la mise de fonds massive du gouvernement du Québec, n'avait aucune obligation d'aller en appel d'offres pour l'octroi des contrats.

Au cours de l'entrevue qu'il accordait au Quotidien, le chef des opérations a énuméré un certain nombre d'entreprises de la région qui ont décroché des contrats dans les secteurs des approvisionnements, des communications, de la structure d'acier, du réseau électrique local en plus du personnel embauché directement par la compagnie minière. Les chiffres évoqués par Patrick Godin ne tiennent pas compte des contrats accordés pour la construction de la route des monts Otish.

En ce moment, 402 personnes couchent sur le site du chantier. Au moins 25 % du personnel provient des communautés cries de la Jamésie.

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