Couillard avait aussi offert de l'aide à Jonquière

Graphic Packaging ne voulait rien savoir

Le gouvernement du Québec a offert une subvention... ((Archives Le Quotidien))

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Le gouvernement du Québec a offert une subvention à Graphic Packaging afin de maintenir la production de carton léger à sa cartonnerie de Jonquière, mais les dirigeants ont tout simplement refusé.

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Le gouvernement du Québec a offert une subvention à Graphic Packaging afin de maintenir la production de carton léger à sa cartonnerie de Jonquière, mais les dirigeants ont tout simplement refusé.

Le président du Syndicat des travailleuses et travailleurs des pâtes et cartons de Jonquière (SNTTPCJ-CSN), René Gélinas confirme qu'une subvention a été offerte aux dirigeants de la compagnie, mais qu'il y a eu une fin de non-recevoir. L'usine a été fermée le 13 juillet dernier, mettant un terme au lien d'emploi à 112 travailleurs de la région.

Interrogé sur l'intérêt du carton léger en lien avec une subvention de Québec à l'usine Krüger de Trois-Rivières, M. Gélinas mentionne que la cartonnerie de Jonquière, anciennement Cascades, en fabriquait.

« C'est ce que nous faisions du carton léger. Nous aurions pu continuer, car la demande pour ce produit est de plus en plus forte », mentionne-t-il.

« Mais Graphic Packaging ne voulait rien savoir. Le gouvernement a offert de l'aide, mais les dirigeants ont dit non. Le premier ministre Couillard leur a offert des subventions, mais la réponse a été la même. Ils ont fermé notre usine pour des raisons d'affaires », reprend M. Gélinas.

Les dirigeants de l'usine de Jonquière et les employés ont demandé au propriétaire de leur vendre l'usine. Toujours la même réponse. Non.

« C'est certain que nous étions intéressés à reprendre l'usine, mais Graphic Packaging ne veut rien savoir. On savait que l'on pouvait réaliser des profits et ainsi moderniser nos équipements. »

trop tardé

Le député péquiste de Jonquière, Sylvain Gaudreault, est au courant de ces offres et des réponses. Mais il estime que le gouvernement Couillard n'a pas agi assez rapidement pour amener la compagnie à changer son fusil d'épaule. Le délai aura permis à la compagnie de justifier sa décision.

« Dans un premier temps, Québec aurait dû réagir plus rapidement. C'est moi qui leur a appris la fermeture de l'usine. Le délai entre l'annonce de la fermeture et les discussions avec la compagnie a été trop long. Québec n'a pas été assez actif et a baissé les bras trop rapidement », lance M. Gaudreault, qui se réjouit de l'annonce pour les travailleurs de Trois-Rivières.

« Il n'est pas encore trop tard. Le gouvernement du Québec doit maintenant mettre des énergies pour les travailleurs de Jonquière à la même hauteur que ce qu'il a fait à Trois-Rivières. Ça peut être pour soutenir les travailleurs dans une coopérative ou les aider à relancer la production. Car Québec croit en l'avenir de la production de carton, comme il vient de le prouver avec Krüger », indique le député.

reclassement

Hier soir, des membres du syndicat ont pris part à une assemblée générale afin de mettre les états financiers à jour et prendre quelques décisions pour les mois à venir.

Il a aussi été question du reclassement des travailleurs. Près de 45 pour cent des membres du syndicat sont parvenus à se dénicher un autre boulot.

Dans les jours qui ont suivi la fermeture, 19 travailleurs avaient déjà trouvé un emploi ailleurs. Des 93 employés inscrits au comité de reclassement, environ 30 de ceux-ci ont avisé M. Gélinas qu'ils s'étaient replacés.

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