Abandon des parcomètres au centre-ville d'Alma

Un choix payant

Est-ce que les automobilistes sont plus rebelles? Est-ce... ((Photo Le Quotidien, Gimmy Desbiens))

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Est-ce que les automobilistes sont plus rebelles? Est-ce que les agents de sécurité sont plus sévères? Difficile à dire, mais il n'est jamais donné autant de contraventions au centre-ville depuis la fin des parcomètres en 2010.

(Photo Le Quotidien, Gimmy Desbiens)

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Laura Lévesque
Le Quotidien

Plus de 1700 constats d'infraction pour des stationnements interdits au centre-ville d'Alma ont été donnés en 2014, rapportant plus 70 000 $ en amendes et frais à la municipalité. Un montant record depuis la fin des parcomètres en 2010.

« Le but de la ville n'est pas de faire de l'argent », assure d'emblée Frédéric Tremblay, conseiller municipal du secteur.

Le contrôle des stationnements coûte annuellement près de 22 000 $ à la ville. C'est l'agence SP Sécurité qui est responsable de l'émission des constats d'infraction.

En 2011, première année officielle du nouveau système de contrôle des stationnements, un peu plus de 1000 constats d'infraction ont été donnés pour des revenus de 37 800. Le nombre a drastiquement chuté de moitié, en 2012, ne rapportant que 18 000 $ en amendes et en frais. Il s'agit de la seule année où la ville n'a pas réussi à tirer des revenus.

L'année suivante, toutefois, les constats ont doublé pour rapporter 40 000 $. En 2014, le chiffre a grimpé à 70 000 $. Ces revenus, précisons-le, incluent les frais reliés au défaut ou au retard de paiement.

Est-ce que les élus ont ordonné aux agents d'être plus sévères? Au contraire, répond le conseiller Frédéric Tremblay, rappelant que la ville a adopté cette méthode pour attirer les gens au centre-ville et non pour les « écoeurer ».

« Il n'y pas de circonstances particulières qui expliquent ces variations, année après année. Mais il y a deux variables qui influencent le nombre de constats. D'abord, l'agent. Ce n'est pas toujours la même personne qui fait ce travail, donc certains peuvent être plus flexibles que d'autres. Et il y a la sensibilisation. À certaines occasions, l'association des commerçants a fait de la sensibilisation aux employés pour qu'ils se garent ailleurs que dans les espaces où il y a un temps limite. Cette sensibilisation pouvait faire une différence », précise le conseiller, assurant que la ville n'a jamais imposé de quotas à l'agence de sécurité.

« Le seul mot d'ordre qu'on donne c'est de ne pas être stricte, à la minute près. Et de faire preuve de discernement », ajoute-t-il.

Ce dernier demeure toutefois convaincu que le nouveau système fonctionne beaucoup mieux que les parcomètres. En 2010, Alma avait laissé tomber les stationnements payants au profit d'un système de contrôle plus souple et moins répulsif pour encourager les gens à magasiner au centre-ville. Les coûts d'entretien des parcomètres avaient également découragé la ville à maintenir cette façon de faire.

« Avant, on recevait des plaintes chaque semaine. Les commerçants ne voulaient plus de stationnements payants. Aujourd'hui, on ne reçoit pratiquement aucune plainte », insiste M. Tremblay.

Depuis près de cinq ans, maintenant, c'est un système de temps limite qui permet de contrôler le secteur. Un agent de sécurité sillonne les rues en faisant un trait de craie sur les pneus des véhicules. C'est ainsi qu'il peut voir si le conducteur a dépassé la durée limite prévue dans le stationnement.

Avec un contrat d'environ 22 000 $, l'agence de sécurité ne met évidemment pas un agent à temps plein sur le terrain. Pour des raisons évidentes, la ville refuse de donner le nombre d'heures ou de journées travaillées par semaine, prévu dans le contrat.

Le stationnement à étages est quant à lui plus sécuritaire que jamais, selon le conseiller municipal. Plusieurs employés et clients du centre-ville ont boudé cette infrastructure, en raison du vandalisme et des vols dans les véhicules.

« Il y a des caméras qui fonctionnent. On ne peut pas voir tous les coins, mais on est capable de faire du découpage pour identifier des individus si on n'a besoin de le faire », indique Frédéric Tremblay, admettant qu'une légère recrudescence de graffitis a été constatée sur les lieux.

Constats d'infraction

2011 : 1081 constats, 37 798 $

2012: 480 constats, 18 683 $

2013: 1066 constats, 40 865 $

2014: 1727 constats, 70 337 $

2015 jusqu'à maintenant: 905 constats, 35 422 $

Combien ça coûte?

Un conducteur qui gare sa voiture plus longtemps que prévu au centre-ville d'Alma s'expose à une contravention de 28 $, ce qui inclut l'amende et les frais. Le prix a légèrement augmenté au cours des dernières années. La ville a le pouvoir de fixer le montant de l'amende. Le coût moyen des amendes, incluant le stationnement handicapé occupé sans vignette et le dépassement de temps, est passé de 15 $ à 18 $ de 2011 à 2015. Quant aux frais, ils sont régis par décret gouvernemental. Ils ont également subi une hausse de quelques dollars au cours des dernières années.

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