Sainte-Monique-de-Honfleur

La mairesse victime de vandalisme

La mairesse, Dolores Boily.... (Archives Le Quotidien)

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La mairesse, Dolores Boily.

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Laura Lévesque
Le Quotidien

Le référendum portant sur le projet de patinoire couverte, qui se tiendra dimanche, ravive les conflits à Sainte-Monique-de-Honfleur. Des affiches invitant les citoyens à voter en faveur du projet de 1,1 million $, et dont la moitié sera assumée par la localité, ont été vandalisées au cours des derniers jours.

Plusieurs messages insultants ont été échangés sur les réseaux sociaux entre les partisans et les opposants du projet. Et la mairesse, Dolores Boily, se dit toujours intimidée par des conseillers municipaux, qui se sont voté un budget de 3000 $ pour payer de la publicité en faveur de la construction d'un toit au-dessus de la patinoire. Cette dernière, qui a déjà été victime de vandalisme sur sa voiture, refuse d'ailleurs de prendre position sur le projet.

« Les gens décideront le jour du vote. Je ne veux pas donner mon avis, car lorsqu'on parle trop, on est intimidé ici », répond la dirigeante de la municipalité, pointant ainsi du doigt ses collègues du conseil de ville.

Mme Boily a maille à partir avec les conseillers depuis son élection. Elle a également eu un important conflit avec le directeur général, Jean-Claude Duchesne. Cette dernière avait d'ailleurs porté plainte pour voie de fait. Le directeur général a aussi porté plainte dans ce dossier. Aucune accusation n'a finalement été déposée contre l'une ou l'autre des personnes. Le directeur général est en ce moment en arrêt de travail.

Conseiller municipal, Mario Desbiens admet que les relations entre les élus sont difficiles. Mais ce dernier assure que c'est l'attitude la mairesse qui en est à la cause.

« Elle a une super belle équipe, mais elle n'en profite pas. Elle devrait accepter la majorité, mais elle ne le fait pas. La loi est claire, c'est la majorité qui décide. Elle doit accepter nos décisions. On travaille donc cinq conseillers ensemble, dans le même sens. Ce n'est pas évident dans des séances du conseil qui sont présidées par elle. Disons que j'ai eu ma dose de coups de marteau dans les deux dernières années », exprime M. Desbiens.

C'est d'ailleurs sans l'avis de la mairesse que les conseillers municipaux auraient adopté un budget de 3000 $ pour informer la population sur le projet de patinoire couverte, notamment en installant des affiches.

« Si on dit non, on perd tout près de 500 000 $ sans compter les retombées économiques pour nos commerçants et il sera par la suite difficile pour Sainte-Monique d'obtenir toute autre subvention », peut-on lire dans une lettre publiée sur la page Facebook de la municipalité. Selon les conseillers, la municipalité serait en quelque sorte inscrite sur une liste noire du gouvernement. Ce que certains citoyens ont qualifié de ridicule.

« On peut réaliser le projet sans hausse de taxes », écrit-on, un peu plus loin dans cette lettre, rappelant que la municipalité a l'un des plus bas taux de taxe, principalement en raison des apports de Rio Tinto Alcan.

Le référendum coûtera environ 5000 $ à municipalité de Sainte-Monique, soit le même montant déboursé lors de la dernière élection partielle.

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