Gestion de la pêche dans le Saguenay

Une ouverture sans précédent

Le Saguenay, ayant des eaux à marées, est... ((Photo Le Quotidien, Jeannot Lévesque))

Agrandir

Le Saguenay, ayant des eaux à marées, est considéré par Pêche et Océans Canada comme faisant partie de la zone de pêche commerciale de l'estuaire du Saint-Laurent. La réglementation est donc adaptée à la pêche commerciale, tandis que seulement de la pêche sportive s'y pratique.

(Photo Le Quotidien, Jeannot Lévesque)

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Pêches et Océans Canada démontre une ouverture sans précédent à léguer ses pouvoirs de gestion de la pêche dans le Saguenay.

Ce transfert à des gens du milieu représenterait de nombreux avantages pour les pêcheurs. Un comité travaille de façon active à Saguenay depuis plus d'un an et demi sur ce transfert de pouvoirs qui prendrait la forme d'un statut de gestion collective pour la pêche sportive dans le Saguenay. L'organisation qui s'en chargerait serait inspirée de la Corporation de LACtivité pêche Lac-Saint-Jean (CLAP), selon ce qu'a appris Le Quotidien.

La CLAP est une corporation publique à but non lucratif, formée de gens du milieu, qui a la responsabilité de gérer, de développer et de promouvoir la pêche sportive dans l'aire faunique communautaire du lac Saint-Jean. Fondée en 1996, elle a été la première corporation du genre au Québec.

Ce projet de statut de gestion collective, dont il est question depuis plusieurs années, permettrait, entre autres, de développer l'activité de pêche sur le Saguenay, d'en faire un produit d'appel touristique, d'assurer la protection de la ressource et de l'environnement en plus de mener des projets éducatifs (voir encadré).

Le groupe de travail saguenéen, qui porte le nom de Comité pour l'obtention d'un statut de gestion collective et responsable pour la rivière Saguenay, rassemble une douzaine de différents représentants d'organismes et des paliers municipal, provincial et fédéral.

Avancement rapide

En janvier, des membres du comité ont pu rencontrer des représentants de Pêches et Océans Canada à Québec. «Nous n'avions pas énormément d'attentes en allant à Québec, mentionne le président de l'arrondissement de La Baie, François Tremblay, qui fait partie des initiateurs du groupe de travail. Nous en sommes revenus enthousiastes. Jamais Pêches et Océans Canada n'a démontré une telle ouverture pour permettre une structure de gestion qui nous permettrait d'être maîtres chez nous.»

Le représentant de la Fédération québécoise des chasseurs et pêcheurs régionale et provinciale au comité, Marcel Simard, a aussi été positivement surpris. «Franchement, ça va plus rapidement que ce à quoi on s'attendait», laisse-t-il tomber.

Un plan d'avancement du projet en 12 étapes ainsi que l'attribution de ressources professionnelles par Pêches et Océans Canada pour travailler sur le dossier a ensuite été déterminé. D'autres séances de travail ont eu lieu depuis avec le ministère. Une nouvelle rencontre est prévue cet automne.

Le ministre Denis Lebel s'était montré ouvert au projet par les années passées. Le député de Dubuc, Serge Simard, rencontré par le comité au mois d'août, s'est aussi dit prêt à collaborer au projet.

Pêches et Océans Canada a pour sa part préféré ne pas commenter le dossier, invoquant qu'il était trop tôt pour l'instant pour donner des détails.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer