Selon les élus de la MRC Maria-Chapdelaine

RTA, un mauvais citoyen corporatif

Jean-Pierre Boivin... ((Photo Le Quotidien, Michel Tremblay))

Agrandir

Jean-Pierre Boivin

(Photo Le Quotidien, Michel Tremblay)

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Louis Potvin
Le Quotidien

La municipalité de Péribonka et la MRC Maria-Chapdelaine considèrent que Rio Tinto Alcan est un mauvais citoyen corporatif en refusant de payer les dommages causés sur une route lors du rechargement des berges dans le secteur Vauvert.

La route de 15 kilomètres qui relie la petite localité au secteur de villégiature a été brisée à plusieurs endroits à cause du passage de plus de 8000 camions l'hiver dernier. Les dommages sont évalués à 100 000$. «Ils ont continué à rouler pendant une période de redoux cet hiver et le gros des dommages s'est fait là. Nous avons des preuves à l'appui, mais la compagnie refuse de payer. Pourtant, la personne qui était là avant nous avait dit qu'ils payeraient. Et là, ils disent qu'ils ne sont pas responsables», a mentionné le maire de Péribonka Ghislain Goulet. Depuis ce temps, les villégiateurs doivent circuler sur une route dans un piteux état.

Le maire est très déçu de l'attitude de la compagnie. Si c'était à refaire, il n'aurait pas permis le transport lourd sur cette route de villégiature. «Une municipalité de 500 habitants n'a pas les moyens de payer pour ces réparations et ce sont les riverains qui vont être pénalisés», a-t-il ajouté.

Le préfet Jean-Pierre Boivin déplore le manque d'ouverture de la compagnie depuis quelques années. «Ce n'est plus le même monde qui est en place et il y a une problématique de communication et de relation avec les citoyens. Les gens me le disent, ils ne se retrouvent plus dans cette compagnie. Les choses ont changé. Les budgets ont été resserrés et ils investissent moins dans les travaux. Certains me disent qu'ils sont craintifs de leur parler parce que les relations ne sont pas bonnes. Il faut que l'entreprise en prenne conscience avec le renouvellement du décret», a-t-il commenté, hier soir, lors de la séance publique de la MRC.

Comme Jean-Pierre Boivin, le maire de Dolbeau-Mistassini Richard Hébert n'aime pas la manière cavalière de répondre de la compagnie. «Nous, on a décidé d'interdire le transport lourd sur le chemin qui mène à Vauvert, je n'aime autant pas penser dans quel état le chemin se serait retrouvé. Ils nous ont dit que s'il n'y avait plus d'accès aux plages, ils ne feraient tout simplement plus de rechargement. Ce n'est pas acceptable que RTA menace les riverains et les citoyens avec cette attitude», a-t-il déclaré.

Le préfet Boivin ajoute que la problématique du niveau du lac et l'insatisfaction des travaux de stabilisation dans le secteur de Vauvert démontrent que la compagnie devra avoir une meilleure écoute au cours des prochains mois.

En déposant une résolution, les élus de Maria-Chapdelaine voulaient lancer un message clair: que ceux qui sont responsables de bris sur des routes en assument les conséquences. Ça pourrait s'appliquer à d'autres compagnies.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer