Affaire du « torchon »

PFR plaide l'urgence d'agir

Produits forestiers Résolu (PFR) se défend d'avoir manqué... ((Archives))

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Produits forestiers Résolu (PFR) se défend d'avoir manqué de respect aux employés de la papeterie d'Alma en ayant remis un plan de restructuration rédigé à la main au syndicat.

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Laura Lévesque
Le Quotidien

Produits forestiers Résolu (PFR) se défend d'avoir manqué de respect aux employés de la papeterie d'Alma en ayant remis un plan de restructuration rédigé à la main au syndicat. La direction de l'usine a bel et bien donné un document manuscrit pour planifier la fermeture de la machine numéro 9, admet le porte-parole de la compagnie, Karl Blackburn. Mais c'était à la demande du président syndical qui devait quitter pour ses vacances à la mi-août.

« Au grand jamais on n'a voulu manquer de respect aux travailleurs. On le sait, ce sont des périodes difficiles et on ne veut pas mettre de l'huile sur le feu. On a remis un document écrit il y a quelques semaines au président du syndicat, mais c'était à sa demande, car il devait partir. Le document officiel n'était pas terminé, donc le directeur de l'usine a accepté de lui écrire les grandes lignes du plan de restructuration. Le plan final a quant à lui été envoyé au syndicat il y a cinq jours », précise M Blackburn, tenant à rappeler que la fermeture n'est pas définitive mais bien indéterminée.

Des travailleurs, rappelons-le, ont qualifié de « torchon » ce plan qui prévoit l'abolition de 71 emplois syndiqués et de 14 postes de bureaux et d'encadrement. Plusieurs étaient outrés par ce document écrit à la main, alors que l'interruption de la machine numéro 9 a été annoncée pour la première fois en mars, donnant ainsi plusieurs mois à l'entreprise pour élaborer un plan officiel.

Le président du Syndicat national des travailleurs et travailleuses des pâtes et papiers d'Alma a une fois de plus refusé de commenter le contenu de cette rencontre. Mais Jean-Pierre Lebel tient à nuancer les propos de Karl Blackburn.

« Ce n'était pas pour m'accommoder qu'ils ont fait ça. Ils auraient dû le donner bien avant. Ça faisait longtemps qu'on l'attendait, les gens voulaient savoir », insiste le président syndical.

Les discussions entre les deux parties pourraient encore s'enflammer au cours des prochaines semaines. La négociation pour le renouvellement de la convention collective s'amorcent. Les papeteries d'Alma et de Clermont sont les deux seules usines de la compagnie qui doivent renégocier leurs conditions cette année.

« On a réglé avec toutes les autres usines du Québec, de l'Ontario et des États-Unis. Maintenant, c'est au tour d'Alma et Clermont, car l'échéance était plus tard. Je ne négocie pas sur la place publique. Mais on espère arriver à une entente comme ç'a été le cas ailleurs au pays et aux États-Unis », mentionne M. Blackburn.

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