Intervention de la Garde côtière auxiliaire canadienne

Plaisanciers à la dérive

Six plaisanciers ont été secourus, hier, par la... ((Photo Le Quotidien, Marianne L. St-Gelais))

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Six plaisanciers ont été secourus, hier, par la Garde côtière auxiliaire canadienne.

(Photo Le Quotidien, Marianne L. St-Gelais)

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Julien Renaud
Le Quotidien

Une famille de plaisanciers à la dérive a été secourue sur le fjord du Saguenay, hier, par la Garde côtière auxiliaire canadienne, alors que leur embarcation a subi une défaillance électrique au moteur.

Les six plaisanciers - quatre adultes, un enfant et une adolescente - devaient initialement regagner la terre ferme vers midi. Ils venaient de passer quatre jours et trois nuits sur les eaux jusqu'à Tadoussac, où ils ont pu observer des baleines. Ils ont plutôt dérivé pendant deux heures, en attente des secouristes, André Girard et Alain Tremblay, qui les ont rejoints vers 14 h 30. Après quatre heures de remorquage, leur malencontreuse péripétie était enfin terminée.

« J'ai eu un appel de la Garde côtière pour aller chercher un bateau en difficulté près du cap Trinité. Ils étaient à la dérive, mais là, ils sont en très grande sécurité. Je suis en communication régulièrement avec eux. Ils sont restés dans le bateau, et je les remorque jusqu'au quai », a raconté André Girard, capitaine du bateau-remorque le Grizzly, lorsque joint alors qu'il se trouvait toujours sur le plan d'eau.

Arrivés à bon port, les plaisanciers, qui se trouvaient à bord d'un bateau de 27 pieds et de quelque 10 000 livres, ont accepté de raconter leur mésaventure. « On a dérivé pendant deux heures quasiment. On n'avait pas peur. On essayait de réparer le moteur, mais rien n'a marché. C'est la garde côtière des Escoumins qui nous a répondu. On a appelé avec la radio du bateau. Une chance qu'il y avait un auxiliaire plus près. C'est important d'avoir des services », relate Martin Gauthier.

Sa conjointe a appelé au restaurant de la marina de Saint-Fulgence pour demander une aide plus immédiate afin de s'assurer que le bateau ne se dirige pas vers les parois rocheuses. Un homme est donc allé les rejoindre en chaloupe et a attendu le Grizzly avec eux, les gardant loin de la rive.

La famille de Jonquière remercie d'ailleurs les divers intervenants venus à leur rescousse.

Sarah-Maude, 13 ans, ne semblait pas trop perturbée par les événements, tandis que le petit Simon, 7 ans, a admis avoir eu « un peu peur ». « On était de côté. On a tous eu un peu mal au coeur avec les vagues, mais ce n'était pas trop pire », a confié l'adolescente.

Un dixième sauvetage

André Girard, auxiliaire à la Garde côtière depuis environ cinq ans, en était à son dixième sauvetage de la période estivale. Il s'agissait d'ailleurs de son intervention de la plus grande envergure en 2015. « Mon travail est de sécuriser les gens, de garder contact avec leur embarcation et de tenir informée la Garde côtière. Je fais ça par plaisir, le plaisir d'être sur l'eau et le plaisir de donner de la sécurité au monde. C'est sécurisant pour les gens de savoir que je suis toujours là. Je ne sais pas comment ça s'organiserait sans moi », commente M. Girard, qui était épaulé par Alain Tremblay.

Le capitaine du Grizzly porte régulièrement main-forte à Rio Tinto Alcan, Promotion Saguenay et Port Saguenay grâce à ses nombreuses formations et aux équipements dont il dispose.

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