Les AA s'intéressent à la justice

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Dominique Gobeil
Le Quotidien

(Chicoutimi) L'organisation du Congrès des Alcooliques anonymes (AA) de Saguenay, qui commence ce soir à la Salle François-Brassard du Cégep de Jonquière, diversifie ses activités avec un atelier sur les impacts de l'état d'ébriété face à la justice, un événement qui vient à point après les derniers accidents survenus dans l'actualité.

Des spécialistes du milieu judiciaire viendront renseigner les participants samedi matin. Le président du congrès, Gérald T., n'a pas pu s'étendre à propos de la tragédie de la famille de Saint-David-de-Falardeau, décimée lors d'un accident impliquant le chauffard et récidiviste de l'alcool au volant Yves Martin. L'affaire a visiblement touché l'association.

«Je ne peux p as dire ce qui va être abordé précisément lors de l'atelier. C'est sûr que cet événement s'est vécu beaucoup à l'interne et qu'entre membres, ça se parle. Nous ne voulons pas nous impliquer publiquement ou créer une controverse. »

Un autre atelier est offert en après-midi, sur le parrainage. Le but est de briser la routine des messages livrés par les membres des AA, issus de partout dans la province, qui viennent partager leur expérience jusqu'au dimanche.

M. Gérald T. attend entre 300 et 400 personnes, déjà au sein de l'association ou en recherche d'information. Plusieurs font le voyage depuis la Côte-Nord, la Mauricie ou Charlevoix, par crainte de s'afficher publiquement dans leur milieu.

«Les nouvelles technologies amènent le défi de devoir faire plus attention pour conserver l'anonymat, explique le président. On sensibilise beaucoup nos membres par rapport aux réseaux sociaux. C'est bien beau vouloir faire un groupe Facebook pour échanger, mais est-ce que l'anonymat est préservé? »

L'organisateur avoue qu'il a aussi été difficile de recruter des bénévoles, qui ne peuvent rien répéter de leur fin de semaine. Ils font tous partie des Alcooliques anonymes et certains, identifiés par un badge «À l'écoute », seront disponibles pour les participants qui désirent se confier.

Un mouvement qui change

«Il y a de moins en moins d'alcooliques purs et durs. Les gens viennent avant de tout perdre. Ce n'est plus comme dans les premiers temps, où on retrouvait surtout des ivrognes qui n'avaient plus rien », précise M. Gérald T. Il ajoute que le mouvement s'est depuis «libéralisé »et qu'on retrouve environ 40 % de femmes et 60 % d'hommes. Le président était d'ailleurs bien heureux que la région ne soit plus classée comme «la championne des gros buveurs », selon les dernières études.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer