Quatre ans après son accident, Florence sensibilise les jeunes

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«On est mieux en dedans des autobus qu'en dessous», affirme Florence Munger-Boucher

Rocket Lavoie

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Denis Villeneuve
Le Quotidien

(CHICOUTIMI) « On est mieux en dedans des autobus qu'en dessous ». Ce sont les premiers mots qu'a prononcés la jeune Florence Munger-Boucher, en s'assoyant sur le siège de conducteur d'un autobus de la Société de transport du Saguenay (STS) alors qu'elle participait, hier, avec 13 autres groupes du Séminaire de Chicoutimi, à une journée de sensibilisation aux angles morts des gros véhicules routiers.

Victime d'un très grave accident survenu le 5 octobre 2011 alors qu'elle circulait à pied sur la chaussée près d'autobus de la STS, Florence Munger-Boucher a pu constater hier à quel point un chauffeur d'autobus de la STS ou d'un camion du ministère des Transports doit manoeuvrer en tenant compte de nombreux angles morts qui bloquent son champ visuel. Ceux-ci l'empêchent de voir ce qui se passe autour en raison des dimensions des poids lourds. « Ça me fait beaucoup d'émotions aujourd'hui. Lors de mon accident, je n'avais pas fait de contacts visuels avec le chauffeur. Il est important de faire attention pour éviter de se retrouver trop près d'un véhicule lourd pour ne pas que la vie s'écroule », commente-t-elle.

L'activité de sensibilisation organisée en collaboration avec le Service de contrôle routier du Québec, la STS et le ministère des Transports, a permis à chacun des élèves de recevoir des consignes de sécurité importantes sur l'importance de ne pas s'approcher de trop près des véhicules en mouvement.

À l'aide de tableaux, le personnel du Contrôle routier a pu faire des démonstrations sur la présence d'angles morts des véhicules en mouvement. « Très souvent, les jeunes courent après les autobus en cas de retard ou cognent dans les vitres pour avertir les chauffeurs de leur présence. Ce sont des choses à ne pas faire. On est en opération de 6h le matin jusqu'à minuit le soir. Il faut qu'on sensibilise les jeunes, mais aussi la population en général », affirme Jean-Luc Roberge, directeur de l'exploitation à la STS. Après avoir reçu la formation, chaque jeune a été invité à monter à bord de l'autobus de la STS et d'un camion dix roues pour constater de visu la présence des angles morts.

Amélie Chrétien, une étudiante qui dispose d'un permis de conduire temporaire, était informée du phénomène des angles morts à travers le cours de conduite qu'elle a suivi, mais avoue que l'expérience lui a permis d'enrichir sa formation de conduite.

Quant à Florence, elle croit que cette activité de sensibilisation a été très utile. « Il est important d'informer le monde sur les dangers de la vie et de montrer que tout ne tient qu'à un fil, que la prévention peut faire la différence entre la vie et la mort ».

Victime d'un grave accident qui l'a faite prisonnière sous un autobus de la STS le 5 octobre 2011, Florence MungerBoucher a pu constater les difficultés de conduire un véhicule lourd en raison de nombreux angles morts.

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