Machine no 9: Péladeau exige l'aide de Québec

Le président du syndicat Unifor, Pierre Tremblay, a... (Photo Le Quotidien, Louis Tremblay)

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Le président du syndicat Unifor, Pierre Tremblay, a discuté avec le député Alexandre Cloutier et le chef du Parti québécois, Pierre Karl Péladeau.

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Le chef de l'Opposition officielle, Pierre Karl Péladeau, réclame une intervention d'urgence du premier ministre du Québec Philippe Couillard pour tenter de sauver la machine à papier numéro 9 de l'usine d'Alma dont la fermeture indéterminée a été confirmée par Résolu.

Ce sont ainsi un peu plus de 80 travailleurs qui se retrouvent au chômage avec cette annonce. La fermeture avait été évoquée au début du printemps, mais la fermeture d'une machine aux États-Unis a permis de retarder l'arrêt de production de papier annuaire.

« J'arrive de la scierie des Outardes et le gouvernement du Québec a pris des mesures spéciales pour aider à supporter les entreprises qui font face au problème de la tordeuse », a insisté le chef du Parti québécois.

Les journalistes ont rappelé au député de Saint-Jérôme que les problèmes de l'usine d'Alma différaient de ceux qui ont paralysé l'industrie forestière de la Côte-Nord pendant plusieurs mois. Malgré cette différence importante, Pierre Karl Péladeau est convaincu qu'il y a moyen pour le gouvernement du Québec d'intervenir à court terme pour l'usine d'Alma puisque Résolu va fermer la machine et la conserver en bon état pour être en mesure de la repartir si jamais la situation changeait.

Avant de rencontrer les journalistes, le chef souverainiste a eu un entretien avec les dirigeants syndicaux de l'usine. Ils ont alors discuté de solutions envisageables pour améliorer les coûts de production et des projets d'investissements pour assurer la survie de la papeterie.

Le chef de l'Opposition juge malgré tout qu'il y a un laisser-aller du côté du gouvernement par rapport à l'industrie forestière, et ce, depuis longtemps. Il a expliqué être bien placé pour comprendre la décroissance de la consommation du papier.

Il a expliqué que le passage de 18 mois du Parti québécois au pouvoir n'avait pas été assez long pour permettre la mise en place d'une stratégie efficace de conversion des machines et de l'industrie. Interrogé à savoir si le rapport Beauregard sur la transformation de l'industrie avec la construction de quatre ou cinq usines chimiques de transformation du bois constituait une solution logique, M. Péladeau a admis ne pas être en mesure de se prononcer sur cette hypothèse dont il n'a pas pris connaissance.

« La ressource ligneuse est l'une de nos grandes richesses », a plaidé le chef de l'Opposition. Il refuse que l'on assiste sans rien faire à la fin de l'industrie forestière et croit qu'il y a des solutions. Il évoque, tout comme les travailleurs, que Résolu déplace aux États-Unis de la production qui pourrait être faite dans des usines du Québec avec un soutien de l'État.

« Dans cette affaire, ce sont les travailleurs et les familles qui finissent par payer pour le laisser-faire du gouvernement », reprend Pierre Karl Péladeau, qui s'attend à ce que le premier ministre démontre au moins de l'intérêt pour les travailleurs qui tentent d'obtenir un support plus articulé du gouvernement.

lock-out chez Québecor

Interrogé par les journalistes sur l'accueil que lui ont réservé les dirigeants syndicaux alors que Québecor, dont il est actionnaire de contrôle, vient de mettre en lock-out les syndiqués d'imprimerie du Journal de Montréal, le principal intéressé est demeuré discret: « Il ne s'agissait pas du sujet de la rencontre. »

Même prudence en ce qui concerne le conflit dans le secteur de l'automobile dans la région. Pierre Karl Péladeau a des réserves sur la possibilité, pour le gouvernement du Québec, de légiférer pour régler un conflit de travail mettant en présence des intérêts privés.

Le député de Lac-Saint-Jean Alexandre Cloutier accompagnait son chef pendant la rencontre avec les représentants syndicaux. Alexandre Cloutier a été tout aussi sévère à l'endroit des gouvernements libéraux successifs qui ont généré des problèmes en évitant d'intervenir en temps et lieu.

« Le gouvernement libéral de Jean Charest a laissé trainer les négociations avec les Cris et Résolu a perdu la certification FSC pour des territoires. Aujourd'hui, il y a tout le problème relié au caribou forestier qui n'a pas été réglé et qui est encore présent », a répété le député de Lac-Saint-Jean qui avait déjà évoqué la responsabilité du gouvernement libéral lors de l'annonce du printemps au moment où Résolu tentait tant bien que mal de récupérer sa certification FSC.

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