Vol de matériel chez RTA: trois employés suspendus

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RTA, par le biais de sa porte-parole Xuan-Lan Vu, a mentionné ne pas vouloir commenter les informations du Quotidien.

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Au moins trois travailleurs de Rio Tinto Alcan ont été suspendus au cours des six derniers mois pour s'être fait prendre à l'extérieur de l'usine avec du matériel appartenant à la multinationale. L'un d'eux aurait volé une dizaine de piles, ce qui équivaudrait à une somme de moins de deux dollars.

Fils électriques, bottes, sacs de poubelle... Certains employés utilisent le matériel de la compagnie comme s'il leur appartenait. « Du vol, il y en a énormément, souligne un syndiqué qui ne veut pas être nommé. J'en vois régulièrement. C'était un peu comme une tradition de partir avec de l'équipement. Il était temps que la compagnie se penche là-dessus. »

RTA, par le biais de sa porte-parole Xuan-Lan Vu, a mentionné ne pas vouloir commenter les informations du Quotidien. « Les dossiers de nos employés sont confidentiels. »

Selon nos informations, des travailleurs ont été dernièrement fouillés à la barrière à la sortie des usines. Plusieurs ont dû ouvrir leur coffre pour vérifier qu'ils n'avaient pas ramené du matériel appartenant à la compagnie à la maison.

Un travailleur qui prenait curieusement des bottes de plusieurs grandeurs différentes (9, 10, 11 et 12, par exemple) a été surveillé. D'autres ont vu leur véhicule être fouillé à la sortie de l'usine par des agents de sécurité.

Historique

Dans sa démarche de rationalisation, RTA aurait porté un oeil attentif à certains achats faits en trop grand nombre, comme ceux concernant les sacs de poubelle et les piles.Cela n'est pas sans rappeler l'information qui est sortie il y a quelques semaines concernant les huit employés de Saguenay suspendus sans solde parce qu'ils « volaient du temps ».

Chez Rio Tinto Alcan, l'une des histoires de vol les plus documentées est celle de Jerzy Bal, qui, entre 1999 et 2001, s'est approprié de nombreux objets dans les édifices de la compagnie, mais pour ses besoins personnels. Il a été condamné à neuf mois de prison. Son complice Richard Tremblay, ex-superviseur du Centre de recherche et de développement d'Arvida, avait été condamné à 18 mois de prison dans la collectivité dès qu'il a avoué sa participation à des achats de près de 100 000 $ de matériel à des fins personnelles, mais payés par leur employeur, entre le 1er janvier 1990 et le 31 décembre 2001.

À ce moment, la Direction des poursuites criminelles et pénales n'avait pu faire une preuve hors de tout doute raisonnable au-delà de 11 682 $ dans le cas de Jerzy Bal, mais la direction des finances du CRDA avait certifié que le volume annuel moyen des achats de matériel entre 1998 et 2001 a baissé de 200 000 $ à 85 000 $ après le congédiement des deux cadres.

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