Philippe couillard s'adresse à l'industrie forestière

De nouvelles avenues à explorer

Le premier ministre Philippe Couillard a participé au... (- photo le quotidien, julien renaud)

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Le premier ministre Philippe Couillard a participé au souper réseautage de Démo Forêt 2000, hier, à Dolbeau-Mistassini.

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Le premier ministre du Québec, Philippe Couillard, a réitéré aux entreprises forestières sa volonté de les accompagner vers de nouveaux produits, hier, lors du souper réseautage de Démo Forêt 2000, à Dolbeau-Mistassini. Un discours semblable à celui tenu quant à la fermeture temporaire de la machine à papier numéro 9 de l'usine d'Alma de Produits forestiers Résolu (PFR).

Devant quelque 700 convives, réunis dans le Complexe sportif du secteur Dolbeau, le chef du Parti libéral du Québec a prononcé une courte allocution concernant la vitalité de l'industrie forestière. La 16e édition de Démo Forêt 2000, qui se termine aujourd'hui, se veut un événement qui réunit l'ensemble des acteurs de la foresterie québécoise.

«Vous, les gens de l'industrie forestière, vous amenez un dynamisme, une richesse et une prospérité au Québec», a-t-il lancé d'emblée, avant de tendre la main, une fois de plus, aux entrepreneurs et travailleurs de la forêt.

«Le message que je veux envoyer à l'industrie, c'est de venir nous voir. Vous avez une transition à faire, il y a des nouveaux produits à exploiter, il y a de nouvelles avenues à explorer. On est là pour faire en sorte que les projets se réalisent», a soutenu le député du comté de Roberval, devant un gratin politique bien garni, incluant le ministre des Forêts, Laurent Lessard, le ministre Denis Lebel, les préfets des MRC de la région, divers candidats aux élections fédérales et le maire de Dolbeau-Mistassini, Richard Hébert, entre autres.

En entrevue après son allocution, le premier ministre est revenu sur le dossier de la machine numéro 9 de l'usine d'Alma, dont la fermeture temporaire aura lieu mardi. «Je viens d'en parler avec Richard Garneau. On est au travail avec la compagnie, mais ce n'est pas aujourd'hui qu'on va annoncer des développements», a commenté Philippe Couillard.

«Il y a beaucoup de choses à travailler. Au moins, l'entreprise est ouverte à parler avec le gouvernement, contrairement à la malheureuse situation à Jonquière [avec Graphic Packaging], où l'entreprise nous dit depuis le début qu'il n'est pas question de rouvrir l'usine, c'est bien décevant», avance-t-il.

Projet majeur

Selon le chef du Parti libéral du Québec, la relance passe par un virage vers de nouveaux produits. «Très prochainement, on va annoncer un projet majeur dans l'industrie pour transformer une partie de l'industrie du papier dans un autre produit. Il y a des gens qui cherchent des biocombustibles partout sur la planète. Il y a des possibilités de faire ces produits-là chez nous», a-t-il affirmé.

Questionné sur le sujet, le porte-parole de Produits forestiers Résolu, Karl Blackburn, abondait dans le même sens. «Il n'y a rien de nouveau, aucune décision arrêtée, qui nous ferait retarder la fermeture temporaire du 1er septembre. Le plus important, c'est que le contact est maintenu et que nous avons des discussions régulières avec l'entourage du premier ministre. On continue de travailler. Avant de prendre une décision comme celle-là, nous avons fait un grand travail d'évaluation, d'analyse et de recherche», a-t-il dit, soulignant par le fait même les efforts multiples de PFR en matière d'innovation.

Century

Dans un tout autre domaine, soit l'industrie de l'aluminium, Philippe Couillard a accepté de revenir sur l'abandon par Century Aluminium de son projet d'usine à Dolbeau-Mistassini. «Je vais faire beaucoup d'efforts pour qu'on ait une activité industrielle dans le nord du Lac-Saint-Jean, pour donner une alternative d'emploi à nos gens, assure M. Couillard. Maintenant, c'est certain qu'on aurait aimé avoir une entente avec Century. Les conditions qu'ils demandaient n'étaient tout simplement pas possibles.» «La bonne nouvelle, c'est que ça s'est répandu qu'on était ouvert à faire des ententes, et d'autres gens sont intéressés à développer des projets. Il est trop tôt pour en parler, mais on continue de chercher des partenaires», a-t-il terminé.

Le préfet de la MRC Maria-Chapdelaine, Jean-Pierre Boivin, n'a pas voulu s'étendre sur le sujet, affirmant que d'autres axes étaient étudiés et que d'autres rencontres auront lieu prochainement.

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