En tournée dans la région

Duceppe défend la gestion de l'offre

Gilles Duceppe promet de défendre les producteurs de... (Photo Le Quotidien, Gimmy Desbiens)

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Gilles Duceppe promet de défendre les producteurs de lait et les fromagers du Québec à la Chambre des communes. De passage dans la région cette semaine, il se trouvait à la fromagerie Médard, hier, en compagnie des candidats de la région et d'agriculteurs.

Photo Le Quotidien, Gimmy Desbiens

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Laura Lévesque
Le Quotidien

Le chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe, se porte à la défense des producteurs de lait et de fromages. Son parti exigera un programme de compensations de 300 millions$ pour les fromagers qui subiront les impacts de l'accord de libre-échange Canada/Europe, dont l'entrée en vigueur est imminente. Et le chef bloquiste promet de voter contre l'entente de Partenariat transpacifique si le système de gestion de l'offre n'est pas entièrement protégé.

De passage, hier, au Lac-Saint-Jean, Gilles Duceppe en a fait l'annonce en compagnie d'agriculteurs et des trois candidats bloquistes de la région.

«On est le seul parti à défendre fondamentalement cette façon de faire. Car les trois autres, ce que j'appelle le bloc canadien, soit les libéraux, le NPD et les conservateurs, sont prêts à laisser tomber la gestion de l'offre», a soupiré le chef, assurant que son plan budgétaire sera rigoureux et démontrera la faisabilité de ses propositions.

Ce dernier reproche également au ministre Denis Lebel de ne pas défendre plus ardemment le système de gestion de l'offre. Dans le cadre des négociations du Partenariat transpacifique, rappelons-le, plusieurs pays demandent l'abandon du système qui s'applique au Canada pour le lait, la volaille et les oeufs. Le député, qui n'a pu garantir le maintien intégral du système, a plutôt insisté sur l'importance de faire partie de cette entente.

«Il n'ose pas prendre position. Ce qui m'énerve, c'est qu'il ne s'énerve pas. Il dit qu'il faut participer (à l'entente transpacifique), car c'est un marché de 800 millions de personnes. C'est ça sa réponse. Mais moi, ce n'est pas les 800 millions de personnes qui m'élisent, ce sont les gens d'ici. Si ça ne l'énerve pas, je trouve ça inquiétant. Qu'il se commette, en disant non si la gestion de l'offre ne reste pas comme ça. Qu'il arrête de dire que c'est bon pour l'automobile, pour les bovins... Est-ce que c'est bon pour ici? C'est ça la question!», a exprimé le chef bloquiste.

Organisme de promotion

Craignant constamment de perdre la gestion de l'offre, les producteurs de lait passent à l'offensive. Les agriculteurs proposent la création d'un organisme qui fera la promotion de ce système partout dans le monde. L'organisation aurait pour mission de faire connaître et surtout de convaincre les pays à instaurer la gestion de l'offre. Un système qui permet à l'industrie canadienne de vivre sans subvention gouvernementale.

«On est toujours en mode défense, en mode protection. Mais là, c'est le temps que ça change. On veut convaincre les autres pays qu'on a le meilleur système. Pour ça, on veut créer un organisme, chapeauté par le gouvernement, qui va nous permettre d'avoir des relations internationales. Parce que le Canada et le Québec sont complètement isolés pour défendre la gestion de l'offre. On risque de finir par la perdre. Il faut agir», a martelé Michel Potvin, producteur de lait du Saguenay.

L'Europe serait le premier territoire visé par ce futur organisme. Certains pays de ce continent ont en effet abandonné la gestion de l'offre dans les dernières années et les impacts se font maintenant sentir, a constaté M. Potvin.

«Ils ont stoppé le système en pensant que ça allait mieux aller, qu'ils allaient avoir accès à un plus grand marché. Mais maintenant, c'est la catastrophe. Le gouvernement français, par exemple, a sorti 900 millions$ pour atténuer les impacts de ça. Donc le "timing" est bon pour convaincre l'Europe», a ajouté le producteur.

Jean-François Tremblay, producteur de lait biologique à Saguenay, estime aussi qu'il est temps plus que jamais de promouvoir le système.

«Le système est tout le temps attaqué. Mais il est juste et il permet de planifier la production et nos revenus. Si on en fait la promotion, les gens vont mieux le comprendre et ainsi davantage nous appuyer», a indiqué M. Tremblay, ajoutant le système de quotas n'est pas un frein au démarrage d'une entreprise agricole, contrairement à la croyance populaire.

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