Stéphan Tremblay adore toujours piloter

Avant d'être député, Stéphane Tremblay avait épousé le... (Photos expéditair)

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Avant d'être député, Stéphane Tremblay avait épousé le métier de pilote de brousse et travaillait pour Expéditair, la compagnie que possédait son père. Cette photo prise à l'époque le montre avec son Beaver.

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«Il ne faudrait pas me demander ce que je choisirais entre une journée à l'Assemblée nationale ou une journée aux commandes d'un hydravion...»

L'ex-député péquiste de Lac-Saint-Jean Stéphan Tremblay a lui aussi vécu un écrasement lorsque l'hydravion qu'il pilotait a heurté un fil de garde non balisé d'Hydro-Québec sur la rivière Petite Décharge à Alma. Lui et ses passagers ont survécu à l'écrasement, mais il a tout de même choisi de conserver sa licence de pilote et aime bien prendre l'air à l'occasion. Il est aussi conscient des risques associés au métier de pilote de brousse pour l'avoir pratiqué pendant cinq ans au sein de l'entreprise de son père (Expéditair).

«Ce sont des circonstances difficiles à expliquer puisque l'avion a piqué. Romain a-t-il tenté de prendre de l'altitude comme il faut le faire quand on doit se sortir d'une mauvaise météo et il a décroché? Ou bien il a essuyé un vent descendant qui l'a projeté au sol? Ce n'est pas évident de piloter un avion quand il fait extrêmement chaud et que l'air ne porte pas. Ce n'est pas comme voler à -30 l'hiver quand ça mord dans l'air», insiste celui qui a opté pour la politique après son passage dans la brousse.

Il ne cache pas avoir eu la frousse à certaines occasions pendant sa brève carrière. En revanche, il n'oubliera jamais la vie d'aventurier et surtout l'esprit qui règne dans les bases éloignées lorsque les pilotes se rencontrent après une longue journée de travail et racontent ce qu'ils ont fait.

Pas moins sécuritaire

Stéphan Tremblay ne croit pas que l'aviation de brousse soit moins sécuritaire qu'un autre moyen de transport. Il rappelle que les accidents de brousse font rarement des victimes si l'on considère le nombre d'heures volées pendant une année. Il cite en exemple son père qui a survécu à quatre écrasements ainsi que son propre cas.

L'ex-député connaissait Romain Desrosiers et le transporteur Air Saguenay. Il indique que l'aviation de brousse est une activité encadrée.

«Les appareils sont inspectés chaque 100 heures de vol. Les ingénieurs signent les inspections. Les pilotes remplissent un registre des heures volées. Personne ne travaille pour que ce genre de chose arrive», a conclu l'ex-député.

L'appareil qui s'est écrasé au nord des Bergeronnes était équipé d'un moteur qui avait été remonté d'un bout à l'autre. Il avait subi avec succès une première inspection de 100 heures de vol et selon les informations recueillies, il ne présentait pas de problème mécanique.

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