Yves Martin doit payer, affirment les proches des victimes

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Ariane Viger, Johanne Tremblay, Danielle Tremblay et Denis Perron

Courtoisie Radio-Canada

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Anne-Marie Gravel
Le Quotidien

(SAINT-HONORÉ) Profonde tristesse, douleur, haine et rancoeur. Les émotions sont vives pour les proches de Mathieu Perron, Vanessa Viger et du petit Patrick.

Moins d'un mois après les tragiques événements qui ont coûté la vie à la petite famille de Saint-David-de-Falardeau, les parents des victimes se sont adressés aux médias pour une première fois ce matin.

Ils ont livré un émouvant témoignage du drame qu'ils vivent depuis que la famille a croisé la route d'Yves Martin sur le rang Saint-Paul. Ils veulent que les choses changent, afin d'éviter que d'autres aient à vivre le même drame. 

«Nous n'avions pas encore parlé, parce que c'était top dur», a affirmé d'emblée Johanne Tremblay, la mère de Vanessa Viger.

Plus de trois semaines après les événements, les familles Viger et Perron étaient réunies dans le cadre du lancement de la pétition pour un resserrement des lois entourant l'alcool au volant. Encore sous le choc, elles ont manifesté leur appui à Luc Simard et à Caroline Tremblay, initiateurs de la pétition qui ont eux aussi perdu un enfant à cause de l'alcool au volant.

«On va travailler avec eux. On va faire changer les choses. On ne veut pas que ça arrive à d'autres», a affirmé Arianne Viger, la soeur de Vanessa Viger.

«Il a fallu que nos enfants meurent. Ils ne seront pas morts pour rien», a promis Danielle Tremblay, la mère de Mathieu Perron «et mamie de Patrick».

Depuis l'événement, les familles doivent composer avec le décès de trois êtres chers et d'un bébé à naître. Une douleur innommable. 

«Tous les matins, quand je me lève, je rêve que ce n'est pas vrai. Tous les soirs, quand je me couche, je me dis que je vais me lever le lendemain et que ça ne sera pas vrai. Mais c'est vrai....», a raconté la mère de Mathieu Perron.

Celle-ci a passé la journée avec la petite famille, avant le drame. «Le vendredi, je me suis acheté une roulotte. Ils ont passé la journée du samedi avec moi là-bas. Avant qu'ils partent vers 20h15 et qu'il (Yves Martin) les tue. La roulotte n'a plus la même signification. Je m'ennuie tellement d'eux», a-t-elle raconté en essuyant des larmes. 

Les familles Viger et Perron se soutiennent. Elles se connaissaient déjà; maintenant elles sont liées par la douleur qu'elles partagent. 

«Nous sommes ensemble, mais nous avons besoin de beaucoup d'amour», a affirmé la mère de Vanessa Viger, qui a aussi perdu son mari il y a quelques mois. 

Les familles promettent d'être présentes à chacune des apparitions du chauffard en cour. «Il y a quelqu'un qui nous a fait du mal. Tout ce que je veux, c'est qu'il paie. On va être là chaque fois qu'il sera en cour. On veut qu'il nous regarde dans les yeux et qu'il voit nos enfants», a affirmé Danielle Tremblay. 

La voix étranglée par l'émotion, Johanne Tremblay a aussi tenu à remercier les premiers répondants sur place. «Surtout, je veux remercier les personnes qui ont pris soin de mon petit-fils, qui sont restées avec lui. Merci.» 

«Patrick a donné ses deux reins, son foie et son coeur. Il a peut-être sauvé quatre à cinq personnes. Il vit en eux», a conclu Danielle Tremblay, sa grand-mère paternelle.

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