300 personnes marchent pour sauver la cartonnerie de jonquière

«On va se battre pour nos emplois»

Quelque 300 personne ont marché pour la relance... (- Photo Le Progrès-Dimanche, Rocket Lavoie)

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Quelque 300 personne ont marché pour la relance de la cartonneire de Jonquière hier midi.

- Photo Le Progrès-Dimanche, Rocket Lavoie

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Anne-Marie Gravel
Le Quotidien

Quelque 300 personnes ont marché pour la relance de la cartonnerie de Jonquière, hier midi. Six semaines après la fermeture de l'usine, les ex-employés, leur famille et les citoyens avaient un message clair à livrer: ils ne baisseront pas les bras et tenteront de sauver les emplois.

Le groupe, dont faisaient partie plusieurs élus municipaux et candidats aux prochaines élections fédérales, a quitté le parc des peintres au coin des rues Pellan et De Vinci pour se rendre jusqu'au terrain de l'entreprise en scandant des slogans.

Le président du Syndicat national des pâtes et cartons de Jonquière, René Gélinas, avait de la difficulté à contenir ses larmes lorsqu'il a pris la parole à quelques mètres de la pancarte de Graphic Packaging International.

«Après six semaines, ça fait chaud au coeur de voir que les gens nous supportent. Le message est très clair, on va se battre pour nos emplois», a-t-il lancé, des sanglots dans la voix. «On veut démontrer à Graphic que les gens du Saguenay-Lac-Saint-Jean sont solidaires. Cette fermeture touche beaucoup de gens. C'est beaucoup plus que 140 emplois, il y a beaucoup de dommages collatéraux. On veut les forcer à dialoguer avec nous pour rouvrir cette usine, qu'ils nous laissent la chance de faire quelque chose avec.»

Le maire Jean Trembay a également participé à la marche. «C'est important de soutenir nos travailleurs, de les entendre, de manifester avec eux. Quand on voit venir une fermeture, ce n'est pas drôle, mais on a le temps de chercher une alternative. Cette fois, rien ne laissait présager une fermeture. On ne comprend pas encore. En plus, ils ne veulent pas ouvrir de discussion. Il faut être réaliste. Est-ce que l'usine va rouvrir? Je ne suis pas sûr. Mais est-ce qu'on pourrait trouver un autre acheteur ou faire quelque chose d'autre avec? Promotion Saguenay regarde actuellement si on peut intervenir.»

Le président du conseil central de la CSN, Engelbert Cottenoir, dénonce la façon dont la cartonnerie a fermé ses portes.

«L'entreprise a annoncé sa fermeture le 13 juillet, avec un communiqué en anglais dont la moitié parlait de l'entreprise. Pour eux, on est des pions. Il faut leur dire clairement qu'on n'est pas des pions en étant solidaires pour que ça ne se reproduise plus. Le gouvernement doit mettre en place des règles pour mieux protéger les travailleurs. Il ne faut plus que ça arrive, ça prend une meilleure loi pour se protéger dans une situation d'acquisition d'entreprise et ensuite de vente.»

La nécessité de la mise en place de règles empêchant de telles situations a été évoquée par plusieurs intervenants.

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