Carl dufour interpelle les paliers supérieurs

Une petite perle à valoriser

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«J'interpelle le maire. Il a un joyau à préserver et il s'appelle Arvida. J'ai besoin qu'il s'implique à de plus hauts niveaux. La personne qui sera élue dans Jonquière devra aussi prendre ce dossier-là en mains et aller le vendre à Ottawa», martèle le conseiller Dufour

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Mélyssa Gagnon
Mélyssa Gagnon
Le Quotidien

La spécialiste Naïma Maziz croit aux chances d'Arvida d'obtenir une citation de l'UNESCO.

«Vous avez un patrimoine exceptionnel avec un parc de logements diversifié et d'une qualité exceptionnelle. Il y a là une petite perle qu'il faut valoriser. C'est assez drôle de faire des parallèles entre deux endroits qui sont aussi loin l'un de l'autre en termes géographiques. Ils sont toutefois très proches dans ce qui s'est passé et dans le fait qu'un pouvoir industriel est venu complètement modifier leur paysage. L'universalité est évidente dans le dossier d'Arvida. Il y a une histoire dans ce site, dans laquelle on peut se retrouver à travers le monde», note la spécialiste française.

Naïma Maziz estime que pour séduire l'UNESCO, «ça prend d'abord des gens qui y croient et qui défendent le projet».

«En 2000, on nous prenait pour des rigolos quand on parlait de protéger tout ça et d'aller à l'UNESCO. Des gens y ont cru et nous ont écoutés», relate la chargée de mission Patrimoine et urbanisme durable à la Mission Bassin minier Nord-Pas-de-Calais.

Illuminé?

Lorsque Naïma Maziz parle d'élus considérés comme des «illuminés», le conseiller municipal Carl Dufour y comprend quelque chose. Depuis son élection en 2009, des gens lui ont conféré ce titre en vertu de ses démarches pour la reconnaissance patrimoniale d'une partie de son secteur, considérées vaines par certains.

«Des citoyens ont ri de moi. D'un autre côté, il y a des citoyens qui pensaient qu'on était déjà à l'UNESCO et c'était tenu pour acquis. Il y avait une mauvaise compréhension du dossier», exprime l'échevin de Sainte-Thérèse.

Carl Dufour souhaite que le maire Jean Tremblay et les candidats aux élections fédérales d'octobre se positionnent. Car, rappelle-t-il, l'inclusion d'Arvida à la liste indicative du gouvernement canadien est impérative à une éventuelle sélection par l'UNESCO.

«J'interpelle le maire. Il a un joyau à préserver et il s'appelle Arvida. J'ai besoin qu'il s'implique à de plus hauts niveaux. La personne qui sera élue dans Jonquière devra aussi prendre ce dossier-là en mains et aller le vendre à Ottawa», martèle le conseiller Dufour, qui entend également réactiver la question de la déclaration patrimoniale du site par le ministère de la Culture du Québec cet automne.

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