Patrimoine mondial de l'Unesco

Arvida trouve une inspiration en France

La géologue et urbaniste française Naïma Maziz croit... (- Photo Le Quotidien, Jeannot Lévesque)

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La géologue et urbaniste française Naïma Maziz croit aux chances d'Arvida d'obtenir la reconnaissance patrimoniale de l'UNESCO. «Vous avez une petite perle qu'il faut valoriser», a déclaré la spécialiste, qui a livré une conférence hier au Foyer des loisirs et de la culture d'Arvida.

- Photo Le Quotidien, Jeannot Lévesque

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Mélyssa Gagnon
Mélyssa Gagnon
Le Quotidien

Arvida entend s'inspirer d'une région du nord de la France, dont une vaste partie de territoire a été inscrite sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO en 2012, pour poursuivre sa démarche de reconnaissance.

Le Bassin minier Nord-Pas-de-Calais, qui s'étend sur 1200 kilomètres carrés, a fait l'objet d'exploitation minière (charbon) entre 1842 et 1990. Au total, 600 puits ont été creusés et 100 000 kilomètres de galeries ont été aménagés. Des dizaines de milliers de logements miniers ont été créés. Ils ne sont pas sans rappeler, à beaucoup plus grande échelle, les quelque 700 maisons construites autour de l'Alcan lors de la fondation d'Arvida.

À la fermeture du dernier puits, en 1990, la région regroupant une soixantaine de communes françaises comptait des terrils pouvant atteindre 160 mètres de haut, des montagnes bâties en extirpant le charbon du sol. Le territoire s'est retrouvé avec des séquelles physiques et sociales de l'exploitation minière et la région est devenue carrément stigmatisée par les Français.

Un élu du Nord-Pas-de-Calais a cru en la pertinence de valoriser ce secteur et s'est fixé pour objectif de redorer le blason du Bassin minier.

Il aura fallu 12 années de démarches acharnées pour que l'ancien territoire minier soit reconnu et protégé.

«Le classement de l'UNESCO n'était pas une fin en soi, c'était un moyen pour nous de faire du développement sur le territoire. C'est un formidable coup de projecteur pour le Bassin minier d'être inscrit sur la carte de l'UNESCO, qui est un label formidable», a fait remarquer la géographe et urbaniste française, Naïma Maziz, qui a livré une conférence à Arvida vendredi. L'activité avait lieu dans le cadre des séminaires régionaux sur la mise en valeur du patrimoine industriel de l'Université du Québec à Montréal (UQAM), où la professeure et chercheuse Lucie K. Morisset, bien connue pour son implication dans le dossier de reconnaissance d'Arvida, détient une chaire de recherche en patrimoine urbain.

Atout

Depuis l'inscription à l'UNESCO, divers lieux ont été aménagés dans la région du Bassin minier Nord-Pas-de-Calais. Des espaces verts, des parcs et des sentiers pédestres. D'anciens bâtiments ont été convertis en musées, en studios de cinéma et en incubateurs d'entreprises. Des rassemblements sportifs et culturels y ont lieu chaque année. Même la flore en a bénéficié, puisque les résidus de charbon contenus dans les hauts terris ont provoqué l'émergence de nouvelles espèces végétales. La préservation et la mise en valeur des lieux continuent d'occuper les élus de la région et de l'ensemble de la France. La restauration des sites industriels a même donné lieu à l'implantation d'une antenne du célèbre Musée du Louvre dans une commune de la région, Lens, en 2012.

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