Yves Martin

Nouvelles accusations déposées

Yves Martin a fauché la vie de trois... (- photo archives, le quotidien)

Agrandir

Yves Martin a fauché la vie de trois personnes.

- photo archives, le quotidien

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Yves Martin, le chauffard qui a décimé une jeune famille dans un accident de la route dans le rang Saint-Paul, à Laterrière, conduisait avec les facultés affaiblies le soir des événements, le 1er août.

Déjà placé dans une situation très délicate, Martin a vu Me Marie-Josée Hamelin-Gagnon, du bureau du Directeur des poursuites criminelles et pénales, déposer des accusations de conduite avec un taux d'alcoolémie plus élevé que la limite permise causant la mort et de négligence criminelle causant la mort du couple Vanessa Viger (elle était enceinte) et Mathieu Perron, tous deux âgés de 26 ans, et de leur fils Patrick, qui n'avait que quatre ans.

Le passage de Martin a été très bref au Palais de justice de Chicoutimi, hier. L'homme vêtu d'un t-shirt rayé y est demeuré quelques minutes afin d'apprendre la nature des nouvelles accusations déposées.

Il régnait un certain silence dans la salle d'audience durant la comparution de Martin, qui a gardé la tête basse et qui n'a jamais regardé les 11 membres des familles des victimes présentes dans la salle. Le juge Pierre Simard, de la Cour du Québec, a écouté la nomenclature des nouvelles accusations.

Le taux d'alcool dans le sang de Martin, un individu de 35 ans, n'a pas été dévoilé au tribunal, mais en raison des nouvelles accusations, il est maintenant officiel, selon la preuve, que ce taux dépassait les limites autorisées par la loi. Même si la défense et la Couronne ont refusé de dévoiler le taux d'alcoolémie, celui-ci, pris par un échantillon sanguin, serait de plus du double de la limite permise de .08.

«Oui nous connaissons le taux d'alcoolémie, d'où le dépôt des nouvelles accusations. Le taux a été remis à la défense, mais nous ne le dévoilerons pas», mentionne Me Hamelin-Gagnon, qui a déposé les déclarations de témoins dans la preuve.

«L'enquête n'est pas encore terminée et il nous reste donc des éléments de preuve à remettre à la défense. Mais il ne devrait pas y avoir de dépôt d'autres accusations», a précisé la représentante de la Couronne.

Avant le dépôt des accusations de vendredi matin, Martin faisait déjà face à des accusations de conduite dangereuse causant la mort des trois victimes dans cette malheureuse histoire.

«Nous allons analyser les nouveaux éléments de preuve qui viennent de nous être soumis. La preuve est volumineuse et elle n'est pas encore complétée. Nous avons reçu le taux d'alcoolémie, mais je ne suis pas autorisée à le dévoiler. Sauf que les accusations parlent d'elles-mêmes», précise Me Roseline Bouchard-Zee, en défense.

Celle-ci a profité de l'occasion pour démentir l'information d'un média affirmant que le taux était de .29.

Me Bouchard-Zee avoue que la situation n'est pas évidente pour son client.

Le chauffard roulait à haute vitesse dans le rang Saint-Paul le 1er août en soirée. Il a effectué des dépassements dangereux et est finalement entré en collision avec la voiture des victimes.

Il faut savoir qu'Yves Martin a déjà été reconnu coupable de deux conduites avec les facultés affaiblies en 2003 et 2009.

Le dossier revient au tribunal le 25 août. La défense devrait annoncer à ce moment si elle entend tenir l'enquête de remise en liberté.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer