Machine à papier numéro 9

Alexandre Cloutier réclame la levée de l'incertitude

Le député péquiste de Lac-Saint-Jean, Alexandre Cloutier... (Photothèque Le Soleil, Yan Doublet)

Agrandir

Le député péquiste de Lac-Saint-Jean, Alexandre Cloutier

Photothèque Le Soleil, Yan Doublet

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Denis Villeneuve
Le Quotidien

Le député de Lac-Saint-Jean, Alexandre Cloutier, souhaite la levée de l'incertitude quant à l'avenir de la machine à papier numéro 9 de la papeterie d'Alma et demande au gouvernement du Québec et à Résolu de faire connaître leurs solutions s'ils en ont.

À la suite d'une rencontre tenue hier matin avec Jean-Pierre Lebel, le député de Lac Saint-Jean a mis l'accent sur la confusion qui semble avoir régné au lendemain de l'annonce de la fermeture.

«Je souhaite qu'on explique concrètement quelles sont les solutions possibles. On annonce la fermeture. Le samedi matin, on apprend dans le journal que le bureau du premier ministre et le ministre des Forêts travaillent sur des scénarios possibles». Il mentionne que l'incertitude doit cesser puisque Résolu doit faire savoir aux 85 pères de famille concernés et qui doivent payer des hypothèques ce que leur réserve l'avenir.

Le député rappelle que le gouvernement du Québec accorde d'importants avantages à Résolu et que la population est en droit de demander des investissements en retour.

Le Syndicat des travailleurs des pâtes et papiers d'Alma (CSN) demeure dans l'expectative quant aux solutions qui seront mises de l'avant pour éviter une seconde fermeture cette année de la machine numéro 9 de la papeterie almatoise.

Jean-Pierre Lebel, président syndical, a mentionné hier matin ne pas avoir eu de nouveaux développements dans le dossier. Selon lui, s'il y a des discussions à avoir sur l'avenir de la machine, elles devraient avoir lieu à haut niveau et pourraient concerner plusieurs enjeux. «Il y a le manque de commandes provenant des clients invoqués, mais aussi tous les enjeux reliés à la disponibilité de la matière ligneuse, les activistes environnementaux, etc. Il y a de la flexibilité et un jeu de chaises musicales interusines. Dans le passé, lorsqu'il y a eu perte de commandes, certaines usines n'ont pas été affectées. On tente de savoir où ça s'en va.»

Il a ajouté que lorsque Résolu parle de réorganiser le travail afin de maximiser les opérations des machines 14 et 10, M. Lebel rappelle qu'il est possible de produire du papier annuaire sur ces équipements. «On pense que le papier annuaire va être produit sur la 10, mais tout ça est difficile à gérer. Nos trois machines peuvent faire du papier annuaire.»

Invité à commenter l'affirmation à l'effet que les machines des usines d'Alma et de Kénogami devraient être les dernières à fermer en raison des avantages que procure la propriété des barrages sur les rivières Shipshaw et Chicoutimi, M. Lebel a mentionné que son syndicat est en démarche en vertu de la loi d'accès à l'information pour connaître les conditions des nouveaux baux.

Il ajoute que si la machine numéro 9 fermait, Résolu serait pratiquement autosuffisante en approvisionnement hydroélectrique pour ses usines d'Alma et Kénogami.

Le leader syndical soutient que l'usine d'Alma est très rentable, ce qui permet à Résolu d'investir aux États-Unis dans une usine de papier-tissus. «On fait de l'argent dans la région et on investit ailleurs.» M. Lebel conclut qu'en 1987, Alma comptait 1000 travailleurs, un nombre réduit à 345 avant la réduction possible de 85 autres travailleurs découlant de la fermeture de la 9.

Grain de sel du NPD

La candidate néo-démocrate dans Lac-Saint-Jean, Gisèle Dallaire, a mis son grain de sel en dénonçant l'attitude des leaders politiques dans les dossiers touchant la foresterie.

«C'est déplorable de constater à quel point notre industrie forestière a été abandonnée par nos soi-disant leaders au cours des dernières années. Tous les politiciens font de la foresterie une priorité, mais aucun n'agit de façon vraiment durable pour protéger nos emplois», a déclaré Mme Dallaire.

Elle a rappelé que Thomas Mulcair et le NPD se sont engagés à relancer le secteur manufacturier et la foresterie en mettant en place un crédit d'impôt à l'innovation et à réduire le taux d'imposition des PME pour dynamiser le secteur.

À la Chambre de commerce et d'industrie Lac-Saint-Jean-Est (CCI), le président, Keyven Ferland, est rassuré de voir que le gouvernement est impliqué dans les solutions pour le maintien des activités de la machine numéro 9.

«Des emplois perdus et non renouvelés ont des impacts sur l'économie locale ce qui se fera sentir chez nos membres. Il est vital que le gouvernement bouge rapidement. Nos commerçants et citoyens sont très inquiets», mentionne M. Ferland.

Au lendemain du Sommet économique du 18 juin, il faut se mobiliser, selon la Chambre, afin de freiner l'hémorragie de pertes d'emplois dans la région.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer