Festival de graffitis Art pression

Quand le gris prend des couleurs

Chaque artiste s'inspire du concept aquatique en gardant... (Photo Le Quotidien, Michel Tremblay)

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Chaque artiste s'inspire du concept aquatique en gardant sa touche personnelle.

Photo Le Quotidien, Michel Tremblay

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Dominique Gobeil
Le Quotidien

La troisième édition du festival de graffitis Art pression a pris fin, hier, devant le mur de béton de la rue Cascade à Chicoutimi, complètement changé par les inspirations aquatiques des sept artistes invités.

Vendredi, le mur gris qui longe la côte de la rue Sainte-Anne a été peint en bleu comme couche de fond. Deux jours plus tard, les 200 pieds de béton étaient recouverts de poissons, de personnages colorés et de créatures marines parfois inquiétantes, ce qui représente des dizaines d'heures de travail. Le chaud soleil, presque inconfortable, a au moins permis un séchage plus rapide.

«Le but est de valoriser le graffiti en donnant aux artistes de belles surfaces pour s'exprimer et montrer à leurs pairs ce qu'ils savent faire», explique le responsable du programme Art pression, Carl Poulin, dont le projet de sensibilisation est soutenu par le Local jeunes centre-ville de Chicoutimi.

L'organisme donne plusieurs ateliers aux adolescents pour les initier de façon adéquate à cet art urbain. Hier après-midi, un de ces jeunes s'entraînait sur un tableau avec une cannette d'aérosol, lui qui n'aurait pas voulu manquer de voir des professionnels à l'oeuvre pour rien au monde. Monk-e, Smoky, Shalak, Astro et Bonnar sont réputés à Montréal, tandis que Insek et Ghisper sont bien connus dans la région.

«Le mot graffiti est utilisé à toutes les sauces, et ça me choque un peu, confie Carl Poulin. Si quelqu'un fait une niaiserie avec une cannette, on va appeler ça un graffiti. Le même mot pour quelque chose de complètement différent de ce qu'on fait ici!»

Le graffeur ressent beaucoup de mécontentement vis-à-vis de ceux qui se permettent d'exécuter leur art dans des endroits inappropriés, comme les lettres «JASP» qu'on peut voir depuis peu dans le secteur de Rivière-du-Moulin ou les graffitis qui ont été faits sur le mur d'une résidence pour personnes âgées à Jonquière l'an dernier.

«Ces gens ont visiblement un message à passer, mais est-ce qu'il est compris? C'est vraiment de mauvais choix. Le pire, c'est que ces personnes sont connues des autorités, mais qu'elles ne sont jamais prises sur le fait, ou quand c'est le cas, ne reçoivent pas de conséquences, alors elles continuent.»

Le festival s'est quant à lui déroulé en toute légalité, puisque le secteur de la rue de la Cascade a été ouvert aux graffitis pour la fin de semaine. Le conseiller municipal Simon-Olivier Côté y a donné son appui. Les résidants étaient aussi bien heureux. «On n'est plus capables du gris!», ont-ils avoué à Carl Poulin.

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