Territoires de chasse: un partage difficile

Le partage responsable du territoire, la cohabitation avec les autochtones,... (Photothèque Le Soleil)

Agrandir

Photothèque Le Soleil

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Sur le même thème

Julien Renaud
Le Quotidien

Le partage responsable du territoire, la cohabitation avec les autochtones, l'entretien des chemins multiusages et la potentielle augmentation des baux des villégiateurs figurent au sommet des préoccupations de l'aile régionale de la Fédération québécoise des chasseurs et pêcheurs (FédéCP), à l'aube d'une saison de chasse sportive qui s'annonce prolifique.

Joint hier, le président intérimaire pour le Saguenay-Lac-Saint-Jean à la FédéCP, Gilles Brassard, était d'avis qu'il restait énormément de pain sur la planche avant l'ouverture de la saison de chasse.

Il a d'abord été question de l'uniformisation de l'affichage en forêt et de la cohabitation entre les chasseurs, à l'affût ou en déplacement. À ce sujet, des pancartes rappelant le code de partage responsable du territoire ont été distribuées dans les derniers mois afin de sensibiliser les adeptes. Ces affiches permettent d'identifier sa présence sur un territoire, bien qu'il demeure non exclusif.

Déjà, cette initiative porte ses fruits. «Je trouve qu'il y a une nette amélioration. On rencontre de plus en plus fréquemment ces pancartes-là. Elles semblent respectées», a souligné M. Brassard.

Par ailleurs, ces pancartes peuvent aider à lutter contre les actes de vandalisme perpétrés sur des roulottes ou des caches de chasse. «Quelqu'un qui veut vandaliser, il peut le faire. Malgré tout, ce que je constate avec les années, c'est qu'il y a de moins en moins de cas. Mais un cas, c'est un cas de trop», fait valoir le président régional, qui se trouve à Québec pour une réunion d'un comité national sur les cours de maniement des armes à feu.

La question du partage des territoires de chasse s'enchâsse avec celle de la relation avec les autochtones. Dans ce dossier, l'inquiétude est encore à son comble. «Il y a des mésententes actuellement. Aussitôt que la période de la chasse va commencer, c'est certain que ça va surgir encore. C'est très pointu. Nous tentons de protéger les droits de nos membres. On cherche l'harmonie et la discussion, pas la confrontation», a commenté M. Brassard, qui s'attend à une rencontre incessante concernant la cohabitation dans la Réserve faunique des Laurentides, après la pause estivale.

Chemins multiusages

«Il y a un autre dossier majeur qui s'en vient, celui des chemins multiusages, a poursuivi M. Brassard. Avec le nouveau régime forestier, les compagnies forestières se délestent de leur ancienne obligation d'entretenir les chemins. Elles vont seulement investir là où elles font de l'exploitation forestière. Les autres secteurs sont laissés à eux-mêmes.»

Devant cette problématique, des associations de villégiateurs ont été mises sur pied et sont à la recherche de solutions pour l'entretien des chemins. Une cotisation sur une base volontaire est demandée dans certains clubs, alors que la MRC Maria-Chapdelaine songerait à hausser les comptes de taxes des villégiateurs pour offrir une nouvelle contribution au regroupement.

Enfin, un autre dossier qui fera partie des discussions concerne le fait que le gouvernement envisage d'augmenter les baux des villégiateurs.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer