Le bureau du PM intervient

Fermeture indéfinie de la machine no 9 de Résolu

L'annonce de la fermeture indéfinie de la machine... (- archives le quotidien, gimmy desbiens)

Agrandir

L'annonce de la fermeture indéfinie de la machine numéro 9 de la papeterie d'Alma touchera environ 85 travailleurs.

- archives le quotidien, gimmy desbiens

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Denis Villeneuve
Le Quotidien

La machine à papier numéro 9 de la papeterie Alma cessera la production de papier annuaire, le 1er septembre prochain, pour une période indéfinie en raison de la baisse du carnet de commandes et des pressions des groupes environnementalistes, deux motifs principaux invoqués par la direction de Produits forestiers Résolu (PFR). Toutefois, quelques heures après l'annonce faite aux travailleurs, Résolu a fait savoir qu'elle est en étroites discussions avec le bureau du premier ministre Philippe Couillard afin d'éviter cette fermeture.

Pour une seconde fois cette année, le scénario de la fermeture de cette machine s'est répété jeudi alors que le Syndicat des travailleurs des pâtes et papiers d'Alma a été informé de la décision prise jeudi.

Jean-Pierre Lebel, président du syndicat, a déclaré que l'annonce a été reçue comme une mauvaise nouvelle puisqu'environ 85 travailleurs pourraient être affectés par des mises à pied, un reclassement ou une incitation à la prise de la retraite. «On va se mettre à l'ouvrage pour diminuer les impacts le plus tôt possible. Il est encore trop tôt pour préciser quel impact la décision aura sur nos membres et les cadres», mentionne M. Lebel.

Même si la décision est décevante, M. Lebel ajoute qu'il ne s'agit pas tout à fait d'une surprise puisqu'à l'interne les travailleurs sont en mesure de constater la baisse du carnet de commandes de papier annuaire. La seule consolation dans l'annonce de jeudi est que la fermeture est annoncée pour une période indéfinie plutôt que définitive, ce qui laisse un mince espoir puisque la machine ne sera pas démantelée.

Interrogé afin de savoir s'il a des craintes pour les machines numéros 10 et 14, M. Lebel ne veut pas se faire oiseau de malheur et il préfère demeurer optimiste. Il ajoute que tous les artisans de l'industrie forestière et papetière ont des raisons d'avoir des craintes.

Résolu

Du côté de Résolu, il semble que l'annonce ait eu des échos importants au bureau du premier ministre Philippe Couillard. Après avoir fait le point une première fois avec Le Quotidien, le porte-parole Karl Blackburn est revenu à la charge en fin d'après-midi hier pour faire état d'un nouveau développement. Ce dernier a mentionné que des discussions ont eu lieu avec M. Couillard. Il a été question d'analyser tous les moyens d'action possibles pour tenter d'éviter la fermeture prévue le 1er septembre. Interrogé sur les façons d'éviter la fermeture, M. Blackburn n'a pas été précis, mais a ajouté que tout est sur la table.

En début d'après-midi, il a déclaré que les raisons de la fermeture sont les mêmes invoquées qu'en mars dernier lors de la première annonce, soit la baisse de la demande accentuée par les pressions des groupes environnementaux comme Greenpeace, l'approvisionnement en fibres et le coût de cette dernière au Québec.

Il a rappelé que l'annonce de la fermeture de la machine no 9 en mars avait coïncidé avec l'annonce de la fermeture par la compagnie Manistique, du Michigan, de la fin de la production de son usine semblable d'une capacité de 100 000 tonnes. «On a vu une opportunité là-dedans et on a décidé de faire rouler de nouveau la machine no 9 pour permettre à nos équipes de vente de récupérer le marché de nouveaux clients». Le déclin de la demande s'est poursuivi.

Invité à faire le point sur l'impact sur la main-d'oeuvre almatoise, M. Blackburn a mentionné que 85 postes sont touchés, ce qui ne signifie pas nécessairement 85 mises à pied. «À compter de ce matin (hier), notre priorité est d'accompagner nos travailleurs pour voir si certains peuvent prendre une retraite ou une préretraite ou être reclassés dans d'autres usines. Il n'est pas possible pour le moment de savoir combien seront touchés à la fin du processus». Présentement, l'usine compte 345 travailleurs.

Une autre priorité de la direction sera de réorganiser le travail afin de maximiser les opérations des machines 14 et 10.

M. Blackburn a réitéré que Résolu est obligée de prendre des décisions difficiles en raison de plusieurs facteurs dont le coût et la disponibilité de la fibre au Québec même si dollar canadien est présentement à 76 cents, ce qui augmente la compétitivité des usines canadiennes. Il a conclu en affirmant que les campagnes d'activistes environnementaux comme Greenpeace continuent de faire mal en qualifiant de terroristes économiques les membres de ce groupe environnemental.

L'annonce faite vendredi survient exactement un mois après celle de la fermeture de la Cartonnerie de Jonquière récemment acquise par Graphic Packaging.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer