Cartonnerie de Jonquère

Le syndicat prépare la mobilisation populaire

David Tremblay, vice-président du Syndicat national des travailleurs... ((Photo Le Quotidien-Rocket Lavoie))

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David Tremblay, vice-président du Syndicat national des travailleurs des pâtes et papiers; Jean Lacharité, vice-président de la CSN; Pierre Morel, secrétaire du conseil central CSN; René Gélinas, président et Doris Desbiens, vice-présidente, section des bureaux, ont lancé un appel à la population afin qu'elle participe au rassemblement populaire le 22 août prochain.

(Photo Le Quotidien-Rocket Lavoie)

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Denis Villeneuve
Le Quotidien

Les 112 syndiqués de la cartonnerie de Jonquière lancent un appel à la mobilisation populaire afin de les aider à faire pression sur la firme américaine Graphic Packaging (GP) afin qu'elle prenne les dispositions afin de relancer l'usine fermée le 13 juillet dernier.

Lors d'une conférence de presse, le président du Syndicat national des pâtes et cartons de Jonquière, René Gélinas, accompagné d'officiers syndicaux et du vice-président de la CSN, Jean Lacharité, a invité le public à faire preuve de solidarité le 22 août prochain en participant à un rassemblement prévu dans le secteur du chemin Saint-André. M. Gélinas a mentionné que la présence de nombreuses personnes à ce rassemblement permettrait à faire comprendre à GP qu'il y a encore un avenir pour cette installation vendue par Cascades. M. Gingras a mentionné qu'un comité de relance a été formé et tente d'ouvrir certaines portes «Le principal obstacle qu'on rencontre actuellement est que GP ne veut pas nous répondre lorsqu'on lui demande si elle veut vendre ou démolir la cartonnerie, ou même si elle veut la protéger pour l'hiver. On croit qu'il y a encore du potentiel pour cette usine. Il y a peu de dialogue. On essaie d'avoir des réponses, mais ils nous disent qu'ils ont été les seuls à vouloir acheter cette usine».

M. Lacharité a déclaré qu'il y a des questions à poser dans ce dossier puisque lorsqu'une entreprise achète une usine, logiquement ce n'est pas pour procéder à sa fermeture six mois plus tard. Selon lui, la cartonnerie faisait des profits de l'ordre de 1,5 M$ mensuellement depuis les quatre derniers mois. Il n'y avait aucun motif pour procéder à sa fermeture. «Ce n'est pas parce que le siège social est à Atlanta qu'elle n'a pas de responsabilités envers la population pour assurer des emplois de qualité. L'usine comptait plusieurs employés ayant de 16 à 20 ans d'ancienneté. Ils se doivent d'ouvrir le dialogue avec nous, avec le gouvernement du Québec. S'ils ne sont plus intéressés à poursuivre les opérations, qu'ils cèdent l'usine à d'autres propriétaires.»Selon lui, la fermeture de la cartonnerie constitue une véritable catastrophe pour l'économie régionale et la population.

M. Lacharité accuse GP d'utiliser des tactiques antisyndicales en ayant suspendu une employée ayant 38 années d'ancienneté sous prétexte qu'elle est membre de l'exécutif syndical, une pratique qui donnera ouverture à des dépôts de griefs.

Interrogé sur les arrangements qui ont pu être conclus avec la papetière Cascades, ex-propriétaire de la cartonnerie, M. Lacharité a mentionné que l'entreprise se camoufle sous le sceau de la confidentialité pour ne rien dévoiler.

Présent à la conférence de presse, le député de Jonquière, Sylvain Gaudreault, a déclaré qu'il a effectué des demandes en vertu de Loi d'accès à l'information auprès des ministères de l'Économie, de l'Emploi et de l'Environnement pour savoir si Cascades a déposé des demandes de rabais de taxes, de subvention ou de certificats d'autorisation. M. Gaudreault a mentionné que la fermeture de la cartonnerie touche non seulement les travailleurs, mais aussi des sous-traitants qui ont investi récemment de grosses sommes pour approvisionner la cartonnerie et qui se retrouvent le bec à l'eau.

Parmi les participants à la conférence de presse, Karine Trudel, candidate du NPD dans Jonquière, a déclaré qu'elle appuyait les travailleurs mis à pied. Selon elle, le gouvernement fédéral de 2010 à 2014 n'a pas utilisé une enveloppe de 130 M$ qui se trouvait dans les goussets de DEC Canada et qui était destiné au Québec. Une partie de cet argent aurait pu servir à la région pour aider à réorienter la cartonnerie.

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