Interventions d'urgence en milieu hors-route

La situation change, mais lentement

Un touriste européen a été transporté en hélicoptère... ((Photo Le Quotidien, Jeannot Lévesque))

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Un touriste européen a été transporté en hélicoptère du sentier de la Statue de la rivière Éternité jusqu'à l'hôpital de Chicoutimi, lundi dernier. Après avoir obtenu l'accord de la Sûreté du Québec (SQ), Airmedic est intervenu avec l'hélicoptère pour secourir l'individu.

(Photo Le Quotidien, Jeannot Lévesque)

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Denis Villeneuve
Le Quotidien

Le sauvetage d'un touriste européen dans un sentier du Cap-Trinité a rappelé l'importance pour une région offrant de nombreuses activités sportives et récréotouristiques comme le Saguenay-Lac-Saint-Jean de disposer de services efficaces d'intervention d'urgence.

En mars 2013, un rapport du Protecteur du citoyen portant sur le sujet identifiait plusieurs lacunes dans l'organisation des services et la dotation d'équipements.

Chaque année, au Québec, environ 1000 personnes subissent des traumatismes dans le cadre d'activités en VTT ou en motoneige. Environ 250 de ces traumatismes sont qualifiés de graves et entraînent en moyenne 25 décès. En 1995, des chercheurs constataient que le taux de mortalité au Québec à la suite d'un traumatisme grave était de 81 % supérieur à ce qu'il devrait être.

Selon Jean-François St-Gelais, porte-parole du Centre intégré universitaire de santé et services sociaux (CIUSSS), les recommandations (voir encadré) de ce rapport ne sont pas restées lettre morte. Le CIUSSS collabore effectivement avec plusieurs comités de travail, la Sûreté du Québec et la Sécurité civile pour l'application des recommandations, mais il y a encore du travail à faire. « Il existe au Québec des territoires bien organisés. C'est le cas pour la MRC de Charlevoix-Est qui a pu déterminer les rôles de chacun des intervenants à l'intérieur d'un cadre précis. Ils ont mis en place une équipe régionale d'intervention depuis 2012 ».

Lents changements

M. St-Gelais admet que, dans la région, la situation a peu évolué puisque les paramédics peuvent intervenir auprès d'un traumatisé seulement là où les ambulances peuvent se rendre. « Les paramédics peuvent collaborer s'ils sont en sécurité et qu'ils disposent d'équipements comme une motoneige équipée d'un traîneau, d'un VTT et d'une remorque pour le transport des équipements médicaux ou d'un bateau pour des interventions sur l'eau.

Le Protecteur du citoyen signalait qu'au Québec, l'organisation des services d'intervention d'urgence hors du réseau routier n'a pas évolué de façon significative puisque l'accessibilité aux services ambulanciers est encore définie selon les limites du réseau routier. Dans l'état actuel de l'organisation des services, M. St-Gelais reconnaît qu'il existe dans la région des territoires où les paramédics ne peuvent intervenir, notamment dans des endroits périlleux comme le flanc d'une montagne ou un sentier en pleine forêt.

Dans ses recommandations, le Protecteur propose de définir clairement le rôle de chacun des intervenants. La police doit être responsable de la coordination des intervenants, les pompiers doivent contrôler les éléments physiques, tandis que les ambulanciers veillent au volet médical.

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