Invasion de domicile chez des personnes âgées

Réveillés en pleine nuit par trois voleurs

es événements sont survenus dans cette résidence située... ((Photo le Quotidien, Laura Lévesque))

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es événements sont survenus dans cette résidence située sur un chemin forestier, à la sortie de Notre-Dame-de-Lorette.

(Photo le Quotidien, Laura Lévesque)

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Laura Lévesque
Le Quotidien

Yvon Belley complétait une grille de mots croisés lorsque trois individus cagoulés et armés ont fait irruption dans sa maison, le 1er juillet dernier, à Notre-Dame-de-Lorette. L'homme de 76 ans, qui venait de recevoir les éclats de vitres de la porte, fracassée avec un bâton de baseball, est resté figé devant ces hommes, dont l'un tenait aussi une hache, aux dires de la victime.

« Il était une heure du matin. Il mouillait un déluge. J'étais assis au bout de la table, tout près de la porte. Je faisais des entrecroisés. Ils ont cassé la vitre de la porte pour la débarrer. Aussitôt qu'ils sont rentrés, un des gars a pointé le fusil sur moi et ils m'ont dit 'on sait que t'as de l'argent de caché et on ne partira pas avant que tu nous le donnes. Sinon, on te tue ou on te tire une balle dans la jambe'. Ils avaient une .410 un coup, chargé. Qu'est-ce que je pouvais faire? », raconte M. Belley.

Sa conjointe, âgée de 80 ans, dormait à l'étage. Le ton fort des hommes l'a réveillée.

« Les blasphèmes, les cris. Je me disais que ce n'était pas de la visite. Je me suis levée et un des hommes m'a pointée avec le fusil. J'ai crié au meurtre. Mais à partir de ce moment, je ne les voyais plus, je ne les entendais plus. C'était à cause du choc. On m'a dit que j'ai eu un coma partiel », témoigne la dame, qui a préféré garder l'anonymat.

Les trois hommes ont mis la maison sens dessus dessous. Les lits et la table de cuisine se sont retrouvés complètement à l'envers. En plus d'avoir volé environ 800 $, les individus ont dérobé des outils et plusieurs équipements.

« Ils sont partis avec le petit peu d'argent qu'on avait, environ 700 à 800 $. On allait payer nos termes avec ça, le lendemain. Ils ont vidé la maison de fond en comble. Ils ont aussi pris mes outils. Mais ils se seraient trompés de cible. Ils devaient aller dans une autre maison où il y avait plus d'argent », croit M. Belley.

Violence

Les hommes ne se seraient pas contentés de voler sans user de violence, confie le couple, qui aurait subi les foudres de leurs assaillants.

« Ma femme était debout devant eux. Un lui disait de s'asseoir. Mais elle n'entendait rien. Elle était dans les brumes. Donc, quand il disait de s'asseoir, elle ne comprenait pas. La deuxième fois qu'il l'a dit, celui qui semblait le chef lui a donné une poussée. Elle s'est cogné la hanche et la laveuse s'est déplacée de 7 pouces. J'étais assis et je me suis levée en lui demandant de ne pas faire mal à ma femme », mentionne M. Belley.

« J'ai encore mal aujourd'hui », ajoute sa conjointe.

Quant à M. Belley, il a notamment été blessé au bras, après avoir été poussé par l'un des individus.

Les assaillants ont quitté le domicile du couple, situé en plein chemin forestier, en volant les deux véhicules sur place. Ils ont également coupé la ligne de téléphone, empêchant les victimes de contacter les policiers.

« Les voisins sont plus loin et il mouillait tellement fort. On devait attendre la fin de la pluie avant de sortir. J'ai donc couvert la porte avec un drap en attendant », décrit la victime de 76 ans.

Mais les policiers sont apparus au domicile du couple avant même que l'invasion de domicile ne soit dénoncée. La camionnette volée avait été abandonnée en plein chemin forestier. Un travailleur forestier, qui circulait en pleine nuit, a contacté les policiers après avoir aperçu ce véhicule garé dans la voie.

« Heureusement pour nous, les hommes ont manqué d'essence et ils ont laissé mon véhicule en plein milieu du chemin. Le travailleur a manqué faire un face à face avec mon véhicule, il a donc appelé les policiers. Avec ma plaque, ils m'ont retracé et ils sont arrivés ici en pleine nuit. »

Plus d'un mois après les événements, le couple dort maintenant mieux. Mais ils n'oublieront jamais.

« Là, c'est moins pire, parce que je le sais qu'ils ont été arrêtés. Mais on a eu dû mal à dormir après. On avait peur qu'ils reviennent », laisse tomber M. Belley.

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