« Pour moi, c'est un automatisme »

Un 100e don de sang pour Denis Boily

Lundi dernier, Denis Boily a fait son 100e... ((Courtoisie))

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Lundi dernier, Denis Boily a fait son 100e don de sang lors d'une collecte de Héma-Québec à la salle des Mooses de La Baie.

(Courtoisie)

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Anne-Marie Gravel
Le Quotidien

Considérant qu'un seul don de sang peut sauver jusqu'à quatre vies, à lui seul, Denis Boily a sauvé tout un village. Depuis l'âge de 18 ans, il donne son sang plusieurs fois par année. Cette semaine, il a fait son 100e don.

Depuis 40 ans, Denis Boily se rend dans une clinique d'Héma-Québec trois, quatre et parfois même cinq fois par année pour faire don de son sang.

«Ma mère était bénévole à la Croix-Rouge. Avant Héma-Québec, c'était eux qui s'occupaient des dons de sang», raconte l'homme originaire d'Alma maintenant installé à Laterrière. «À 18 ans, ma mère nous disait "Vous êtes en santé, vous allez donner du sang"», se rappelle-t-il.

Telle une évidence, il a ainsi fait son premier don dès sa majorité. Depuis, l'homme de 58 ans est fidèle à la cause. Jusqu'à maintenant, il a pu sauver jusqu'à 400 vies.

«Pour moi, c'est un automatisme. C'est ma bonne action. Quand je vois qu'il y a une collecte, j'y vais. C'est comme si j'avais un rendez-vous», explique-t-il simplement.

Denis Boily souhaite une seule chose, aider des gens.

«Je suis satisfait de mon accomplissement, mais ce n'était pas l'objectif. Je veux seulement aider du monde, rendre service à des gens dans le besoin en espérant que si un jour j'ai besoin de sang, d'autres personnes auront fait comme moi.»

L'importance du don de sang, Denis Boily est à même de le constater. Sa conjointe a eu des ennuis de santé qui ont exigé trois transfusions de sang.

«C'est important. Je parle avec les dames qui font la collecte et elles me disent qu'il y a toujours un manque de sang.» Denis Boily assure que pour les donneurs, les choses se passent bien lors des collectes. Personnellement, il ne ressent aucun impact physique après un don.

«Je me sens très bien. Donner du sang a aussi un côté bénéfique puisque ça renforce le système immunitaire.»

Les méthodes employées pour les collectes ont aussi beaucoup évolué au fil du temps.

«Au début, on ne posait pas trop de questions. Aujourd'hui, tout est vérifié. Les premières années, tout se faisait manuellement, maintenant, tout est électronique et on est surveillé en continu», décrit-il.

Lors de son 100e don à la salle des Mooses de La Baie, lundi dernier, Denis Boily a reçu une épinglette soulignant son geste. Mais le donneur ne s'arrêtera pas là.

«Je ne sais pas à combien de dons je vais me rendre. J'ai rencontré quelqu'un qui en était à son 126e don. Je ne suis pas le seul bon donneur, c'est réconfortant de voir ça.»

Grand donneur

Chez Héma-Québec, on qualifie les personnes comme Denis Boily de grands donneurs.

«C'est assez impressionnant. C'est rare quelqu'un qui cumule autant de dons. Il n'est pas le seul, mais c'est peu commun», affirme Vanessa Jourdain, porte-parole de l'organisme, qui souligne qu'une personne en bonne santé peut donner tous les 56 jours.

«Un programme de reconnaissance a été mis en place chez Héma-Québec.

«M. Boily recevra une carte de donneur Or et il sera invité à une soirée de reconnaissance où un certificat lui sera remis», confirme-t-elle.

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