Étude sur la diversité

Offrir son corps à la science

Isabelle Lessard explique que les données seront envoyées... ((Photo Le Quotidien-Rocket Lavoie))

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Isabelle Lessard explique que les données seront envoyées aux entreprises oeuvrant dans l'industrie de la mode, afin de démontrer qu'il y a toutes sortes de silhouettes.

(Photo Le Quotidien-Rocket Lavoie)

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Patricia Rainville
Le Quotidien

Jusqu'à dimanche, les jeunes hommes et femmes âgés de 18 à 35 ans sont invités à offrir leur corps à la science, à Place du Royaume de Chicoutimi. Étudier la diversité corporelle. Voilà la mission que se sont fixée le Centre de recherche en innovation sociale du Cégep de Jonquière ECOBES et le Centre de recherche en habillement du Cégep Marie-Victorin Vestechpro.

Assise dans un local situé face à la boutique Koodo, Catherine (nom fictif) remplit un questionnaire sur la perception qu'elle a de son corps. Elle est ensuite invitée à prendre place sur le pèse-personne et quelques mesures sont prises. Le corps de Catherine sera ensuite scanné, afin d'enregistrer précisément plusieurs mesures. En tout, Catherine offrira 25 minutes de son temps pour l'étude.

«Ce que nous voulons, c'est réaliser un échantillonnage sur la diversité corporelle. Nous voulons offrir ces données aux entreprises oeuvrant dans l'industrie de la mode, afin de démontrer qu'il y a toutes sortes de corps. Que nous ne sommes pas tous faits sur le même modèle», explique Isabelle Lessard, du Centre de recherche en habillement.

De plus, ce projet de recherche inédit permettra de mieux connaître les perceptions liées à l'image corporelle et à l'estime de soi, les habitudes d'achat des vêtements et les problèmes d'ajustements rencontrés lors des essayages. Ces connaissances serviront également à produire des messages de sensibilisation plus efficaces en matière de diversité corporelle.

«Souvent, les gens n'ont pas la même perception de leur corps que les personnes qui les entourent. On n'est pas habitué de se voir en trois dimensions, sur 360 degrés, et les participants sont souvent surpris de voir leur ''scan''», explique la jeune femme.

Le but de cette étude n'est pas de démontrer quel est l'idéal corporel, loin de là. Et plus il y aura de gens qui participeront à l'étude, mieux ce sera, estime Isabelle Lessard. Et toutes les silhouettes sont les bienvenues. «Nous espérons avoir une centaine de participants par jour. Jusqu'à maintenant, ça va bien. Et nous avons autant de jeunes hommes que de jeunes femmes», souligne Mme Lessard.

Seules les femmes enceintes ou celles qui allaitent ne sont pas admises à l'étude, puisque leur corps est sujet à changement. L'étude se poursuit jusqu'à dimanche.

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