Festival de contes et légendes Atalukan

Stanley Vollant, le président rêvé

Le Festival de contes et légendes Atalukan a... ((Photo le Quotidien, Laura Lévesque))

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Le Festival de contes et légendes Atalukan a pris son envol hier après-midi au Musée amérindien de Mashteuiatsh avec une activité réunissant des aînés de la communauté. L'événement se déroule jusqu'à dimanche.

(Photo le Quotidien, Laura Lévesque)

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Laura Lévesque
Le Quotidien

Assis près d'une rivière à Pessamit, sur un tapis de sapinage, il entend le crépitement du feu, les hiboux et le ruissellement de l'eau, mais surtout, ses grands-parents qui racontent l'histoire de son peuple.

C'est ainsi que Stanley Vollant, premier chirurgien autochtone du Québec, a appris l'histoire des siens. Le Festival de contes et légendes Atalukan, qui a pris son envol hier à Mashteuiatsh, ne pouvait donc rêver à mieux comme président d'honneur que celui qui pratique désormais la médecine à Dolbeau-Mistassini.

«Notre histoire est écrite depuis peut-être 100 ans. Mais ce qui est arrivé avant a été saisi dans les légendes et les contes. C'est excessivement important de perpétuer ce principe d'oralité. Moi, c'est comme ça que j'ai appris, avec mes grands-parents qui étaient des chasseurs», raconte le chirurgien qui concentre maintenant sa pratique médicale au Lac-Saint-Jean, faisant ainsi une pause de sa carrière d'enseignant à la faculté de médecine de l'Université de Montréal.

Il n'a pas hésité avant d'accepter la présidence de cette 5e édition du festival qui accueille cette année les conteurs Alanis Obomsawin, pionnière pour la sauvegarde de la tradition orale, Bertrand Bergeron, Claude Hamel, Geneviève McKenzie-Sioui, Robert Seven-Crows, ainsi que l'écrivaine et artiste Virginia Pésémapéo Bordeleau.

Le festival, dont les activités sont concentrées à Mastheuistah, propose également des événements à Roberval, Saint-Gédéon et même Péribonka.

«Tout le monde est invité aux activités. C'est un événement qui rassemble les Autochtones et les non autochtones. Ça permet de mieux se connaître. Parce que tout le monde a vu les tipis et les capteurs de rêves. Mais l'oralité permet d'avoir accès à une richesse souvent méconnue», estime M. Vollant, connu également pour son projet de marche de près de 6000 kilomètres, échelonnée sur cinq ans, qui l'amène à visiter l'ensemble des communautés des Premières Nations du Québec et d'autres provinces.

Aujourd'hui père de trois enfants, il compte bien perpétuer ce que ses grands-parents lui ont légué.

«Je vais les amener près de la rivière et raconter ces histoires. Je veux transmettre ça à mes enfants. Et dans 20 ans, quand j'aurai bien des cheveux blancs, j'irai dans une tente près de la rivière et je raconterai à qui le veut bien toutes ces histoires et les légendes. La transmission de la culture et du savoir par l'oralité, je vais l'avoir vécu, je le vis et je le vivrai», laisse tomber le médecin qui vit sur la route, tout en ayant conservé son pied à terre dans la grande région de Montréal pour être près de ses enfants.

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