Abattage d'arbres sur la rue de la Clairière

Une erreur d'Hydro-Jonquière

En tant que représentant de Gestion J.A.B. Sag,... ((Photo Le Quotidien, Jeannot Lévesque))

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En tant que représentant de Gestion J.A.B. Sag, Angelo Bergeron avait dénoncé la coupe des arbres sur le terrain en juillet par Hydro-Jonquière, sans avoir été averti.

(Photo Le Quotidien, Jeannot Lévesque)

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Dominique Gobeil
Le Quotidien

Saguenay est bel et bien en tort dans le dossier des arbres abattus dans le secteur de la rue de la Clairière à Arvida, sur le terrain du promoteur Gestion J.A.B Sag, selon l'avis de non-conformité émis par le ministère de l'Environnement.

Tel que le veut l'article 22 de la Loi sur la qualité de l'environnement, Hydro-Jonquière, qui était responsable des travaux pour la Ville sous les lignes électriques, aurait dû demander la permission du ministère avant de couper les arbres près du petit cours d'eau, sur un terrain privé, et d'utiliser une pelle mécanique pour retirer les troncs, à la mi-juillet.

«Cependant, quiconque érige ou modifie une construction, exécute des travaux ou des ouvrages, entreprend l'exploitation d'une industrie quelconque, l'exercice d'une activité ou l'utilisation d'un procédé industriel ou augmente la production d'un bien ou d'un service dans un cours d'eau à débit régulier ou intermittent, dans un lac, un étang, un marais, un marécage ou une tourbière doit préalablement obtenir du ministre un certificat d'autorisation», peut-on lire.

La demande doit comporter les plans et devis du projet, une description de l'activité, une indication précise de l'endroit et une évaluation conforme aux règlements du gouvernement qui détaille les contaminants pouvant être rejetés dans l'environnement. Le ministère a le droit d'exiger une étude supplémentaire et de juger de l'acceptabilité du projet.

«Si on avait autorisé la coupe des arbres, il y aurait sûrement eu des conditions», explique la porte-parole du ministère, Stéphanie Lemieux.

Les travaux ont perturbé le littoral du cours d'eau et Saguenay devra produire un plan de mesures correctives le plus rapidement possible.

Le rapport du ministère, qui fait suite à une inspection menée le 23 juillet, après réception d'une plainte, recommande de planter de nouveaux arbustes et d'ensemencer. Une fois que le plan sera déposé, les responsables de l'Environnement pourront l'autoriser et feront le suivi auprès des autorités municipales pour qu'il soit appliqué.

«Cela devra se faire sans délai, insiste Mme Lemieux. Le but est de retrouver l'état initial.»

Lorsque Le Quotidien avait visité les lieux, le mois dernier, les dégâts étaient bien visibles. Environ 70 troncs gisaient dans le sol remué par le passage de la pelle mécanique, qui a aussi recouvert de terre le fond du cours d'eau.

Selon Gestion J.A.B Sag, les discussions vont bon train avec Saguenay et un règlement devrait se conclure bientôt. Hydro-Jonquière semble reconnaître ses erreurs, mais il a été impossible de le confirmer avec l'organisme. Une mise en demeure avait été envoyée après les évènements. La porte-parole, Sonia Simard, assure que la Ville travaille déjà à trouver des solutions pour répondre à l'avis de non-conformité, même si elle ne peut estimer le délai.

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