De nouvelles accusations attendent Yves Martin

Le petit Patrick est décédé

Des fleurs et une croix en bois ont... ((Photo Le Quotidien, Jeannot Lévesque))

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Des fleurs et une croix en bois ont été placées sous l'arbre qu'a heurté de plein fouet le véhicule de Mathieu Perron, Vanessa Viger et leur petit Patrick, en la mémoire des victimes de l'accident du rang Saint-Paul.

(Photo Le Quotidien, Jeannot Lévesque)

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Julien Renaud
Le Quotidien

L'enfant de quatre ans grièvement blessé lors du tragique accident du rang Saint-Paul a succombé à ses blessures. Le jeune Patrick est décédé, lundi, vers 18 h, informe le coroner Michel Miron.

Le garçon était maintenu en vie artificiellement depuis la collision qui a coûté la vie à ses parents, Vanessa Viger et Mathieu Perron, samedi soir.

Cette famille a été décimée quand un chauffard visiblement saoul a effectué un dépassement dangereux dans le rang Saint-Paul, alors qu'il roulait à haute vitesse selon des témoins, et a frappé de plein fouet la voiture des victimes, qui a percuté un arbre. Mathieu Perron et Vanessa Viger, qui était enceinte d'un autre enfant, sont morts sur le coup.

Le conducteur en question, Yves Martin, a comparu lundi au Palais de justice de Chicoutimi. L'homme de 35 ans, qui possède deux antécédents d'alcool au volant, faisait face à des chefs d'accusation de conduite dangereuse avec les facultés affaiblies causant la mort et des lésions corporelles.

Toutefois, en raison du décès de l'enfant, les accusations seront revues. « Évidemment, la Couronne va modifier les chefs d'accusation qui ont été portés relativement à la conduite dangereuse et aux facultés affaiblies entraînant des lésions. Ces deux chefs-là vont se transformer inévitablement en conduite dangereuse et facultés affaiblies causant la mort, mais cette fois-ci, de l'enfant », explique l'avocat de la défense, Me Jean-Marc Fradette, soulignant que la gravité des accusations s'en trouve accrue.

Interrogé sur le possible ajout d'accusations, le criminaliste soutient que la Couronne attendra vraisemblablement les résultats de l'analyse sanguine. « À mon avis, tant et aussi longtemps que la Couronne n'aura pas les résultats de la prise de sang, elle ne devrait pas bouger sur de nouvelles accusations », a-t-il affirmé.

« La prise de sang devient l'élément majeur, et c'est une information dont on a besoin avant de faire une enquête sur remise en liberté, a ajouté Me Fradette. Je souhaite que cet échantillon sanguin soit analysé le plus vite possible, de manière à éclaircir le plus possible la situation », a-t-il conclu.

Les délais de cette expertise peuvent varier en termes de jours, de semaines ou de mois. Une demande d'urgence peut être émise pour faire une analyse en priorité, une décision qui relève du Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP).

Jointe hier, la procureure de la Couronne, Me Marie-Josée Hamelin-Gagnon, a souligné qu'un processus accéléré est demandé dans des dossiers impliquant un accusé détenu et des accusations de telle nature.

Yves Martin doit revenir en cour vendredi pour son enquête sur remise en liberté.

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