Violent incendie d'un vieil entrepôt

La Sécurité publique enquête

Un incendie brutal a ravagé en peu de... ((Photo Le Quotidien, Jeannot Lévesque))

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Un incendie brutal a ravagé en peu de temps un vieil entrepôt abritant du bois de construction, hier après-midi, sur le boulevard Saint-François, à Jonquière. Une enquête a été ouverte par le Service de sécurité incendie et la Sécurité publique de Saguenay.

(Photo Le Quotidien, Jeannot Lévesque)

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Julien Renaud
Le Quotidien

Un incendie brutal a ravagé en peu de temps un vieil entrepôt abritant du bois de construction, hier après-midi, sur le boulevard Saint-François, à Jonquière. Une enquête a été ouverte par le Service de sécurité incendie et la Sécurité publique de Saguenay.

Le brasier s'est déclaré peu après 14 h, et en moins de deux heures, tout le bâtiment s'est retrouvé complètement rasé. La colonne de flammes, d'une hauteur impressionnante, et l'épais nuage de fumée noire, visible à des kilomètres à la ronde, ont attiré de nombreux curieux sur les lieux et ont mobilisé un grand nombre de pompiers.

« Rapidement, nous avons constaté l'ampleur de l'incendie au niveau de la fumée et des flammes. Il y avait aussi un bon vent, alors nous avons décidé d'évacuer cinq résidences du boulevard Saint-François. Nous avons aussi fermé le boulevard à la circulation », a relaté le porte-parole de la Sécurité publique de Saguenay (SPS), Bruno Cormier.

Les flammes ont pris forme à l'extrême gauche du bâtiment et se sont rapidement étendues sur l'ensemble de l'entrepôt. Malgré le travail de nombreux sapeurs, le violent brasier ne s'est calmé qu'à l'effondrement des murs.

Le chef aux opérations du Service de sécurité incendie a qualifié l'intervention d'« ardue » et de « périlleuse », lorsqu'il s'est adressé aux médias.

L'entrepôt se trouve dans le parc industriel de l'axe Saint-François/René-Lévesque, à proximité du Super C, et est adjacent à un rail de chemin de fer du CN. D'ailleurs, le terrain appartient au CN. Construit dans les années 1950, le bâtiment a autrefois été occupé par J. Georges Chalifour et la Ferronerie du Saguenay (FDS). Plus récemment, un commerce de garages de toile était en activité à l'endroit, qui appartient depuis quelques années à un nouveau propriétaire.

Pour le moment, les causes de ce spectaculaire incendie demeurent inconnues. « Il est trop tôt pour déterminer si la thèse de l'incendie criminel est envisagée, mais le Service incendie et la Sécurité publique poursuivent le travail d'enquête. Des enquêteurs ont été mandatés sur ce dossier », ajoute Bruno Cormier.

Un réservoir d'huile se trouvait à l'intérieur du bâtiment. Quelques explosions mineures ont d'ailleurs été entendues sur place, provoquant chaque fois une accentuation des flammes. Les pompiers ont dû être également très vigilants en raison de la présence de wagons-citernes à proximité, de même que de voitures dans le stationnement situé devant la bâtisse et de fils électriques. Ils ont arrosé les wagons-citernes et les véhicules afin de s'assurer que les flammes ne s'y propagent pas.

Selon Jean-Guy Frappier, chef aux opérations, une surveillance des lieux devait être maintenue toute la nuit, avant le début de l'enquête, aujourd'hui. Bien que maîtrisé, l'incendie était toujours actif à 21 h.

Une équipe d'intervention d'Urgence-Environnement ainsi que des employés municipaux ont été nécessaires sur les lieux.

Le voisinage n'est pas surpris

Le Quotidien a rencontré plusieurs résidants du secteur. Les discours étaient du copier-coller : sans surprise et bon débarras. « La semaine passée, mon fils et moi, on se le disait que ça allait finir par prendre en feu là-dedans », a d'abord affirmé une dame.

Un homme qui a grandi dans ce quartier et qui a vu le bâtiment être construit dans les années 1950 abondait dans le même sens.

« Quand j'étais jeune, c'était notre terrain de baseball. Maintenant, c'était un entrepôt de cochonneries. Ça fait trois ans que les gens disent que ça va passer au feu », a-t-il partagé, avant qu'un autre individu qui assistait à la discussion ne lance : « C'est un bon débarras. »

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